29 juin 2024, Massy : Contre les extrême droites, prenons la place, prenons la parole

Les organisations civiles alertent depuis des années sur l’avancée des extrêmes droites.

Des politiques qui tournent le dos au social, abandon des industries et des services publics, passage en force contre les mobilisations, absence de perspectives de progrès et banalisation du racisme qui constituent le terreau sur lequel les extrêmes droites prospèrent. Nous vivons une période pleine de dangers. À travers le monde, l’extrême droite se développe et gagne du terrain.
La multiplication des expulsions, d’attaques contre les lieux de cultes, les menaces de mort, emprisonnements et agressions à l’encontre de militants politiques et syndicalistes, les agressions racistes, islamophobes, xénophobes, antisémites sexistes et lgbtqiphobes ne sont que la suite logique de la bascule idéologique vers le fascisme.
Nous l’avons vue à l’œuvre dans l’histoire et aujourd’hui en Italie ou en Argentine par exemple. Précarité, destruction, injustice et haine sont les résultats de leurs politiques.

Nous affirmons qu’on ne peut combattre le fascisme sans affronter le colonialisme. La situation ne prête guère à l’optimisme. En Palestine, d’abord, où le soutien inconditionnel apporté à Israël par les puissances occidentales rend la situation catastrophique : génocide, apartheid, fascisation toujours plus poussée de la société israélienne.
En Kanaky aussi il est urgent de dénoncer la responsabilité première de la politique coloniale française, des colons sur place, de s’opposer à la menace qui plane sur les indépendantistes. Occupation militaire, spoliation des terres, racisme et massacres ont jalonné ces 171 années d’occupation. Aujourd’hui des groupes paramilitaires suprémacistes blanc (soutenu par la France) parcours les routes de Kanaky pour semé la terreur.
Nous dénonçons la stratégie de répression menée et réitérons notre soutien à la lutte d’émancipation du peuple Kanak

C’est aujourd’hui en France que la République et la démocratie sont en danger.

Il faut répondre à l’urgence sociale et entendre les aspirations, notamment :

  • Augmenter les salaires et les pensions ;
  • Revenir sur une retraite à 60 ans (au lieu de 64 actuellement)
  • Revenir sur la réforme de l’assurance chômage ;
  • Défendre nos services publics, en garantir l’accès et la gratuité à toutes et tous sans condition de nationalité. Notre école, notre recherche, notre système de santé, de prise en charge de la dépendance, notre système de justice ont besoin d’investissements massifs ;
  • Investir dans plus de logements sociaux et acter la fin de leurs marchandisation;
  • Une meilleure gestion publique des biens communs (foncier, eau, énergie,…)
  • Restaurer la démocratie sociale à tous les niveaux, entreprise, branche, territoire et
    interprofessionnel ;
  • Mettre en place des mesures de justice fiscale et notamment taxer les super profits, dividendes et rachats d’actions ;
  • Instaurer enfin l’égalité salariale et éradiquer les violences sexistes et sexuelles ;
  • Instaurer le droit à la régularisation pour tous les travailleur·euses étranger·es sur la base d’un certificat de travail;
  • Relocaliser et transformer notre industrie pour répondre aux besoins sociaux en environnementaux en la protégeant du dumping social, fiscal et environnemental
  • Créer de nouveaux droits pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs d’anticiper les transformations environnementales et de sécuriser leur emploi ;

Samedi 29 juin à 10h Place de France, Massy

1 juin 2024 – Rassemblement à Massy : stop au massacre à Gaza ! CESSEZ LE FEU IMMÉDIAT !

Depuis maintenant 7 mois, le peuple palestinien est victime d’un massacre organisé consciemment par le gouvernement colonialiste israélien. Massacre massif des populations civiles, plus de 35 000 victimes dont une majorité de femmes et d’enfants, 10 000 disparu.e.s, 2 millions déplacé.e.s de force livré.e.s aux maladies, à la famine.

Tout cela montre, s’il était nécessaire, qu’un génocide est en cours comme le reconnaît la Cour Internationale de justice des Nations Unies ; il se déroule sous les yeux du monde entier.

Des millions à travers le monde, se rejoignent pour crier : Cessez le feu immédiat !

Nos Unions Locales saluent particulièrement les mouvements de la jeunesse qui se dresse à travers le monde pour que cessent les massacres en cours du peuple palestinien. La jeunesse a raison !

Nous exigeons :

Le cessez le feu immédiat et définitif.

L’arrêt des bombardements et du déplacement forcé des populations.

La levée du blocus dans la bande de Gaza et la paix tout de suite.

L’arrêt des livraisons d’armes.

Dénoncer la politique criminelle de l’état d’Israël n’est pas de l’antisémitisme !

Affirmer sa solidarité avec le peuple palestinien victime d’un génocide est un devoir !

Nous n’acceptons pas que la liberté syndicale et la liberté d’expression soient bafouées !

Nous continuerons d’exiger une paix juste et durable entre tous les peuples !

Rassemblement Samedi 1er Juin à 11h Place de l’Opéra à Massy

25 mai 2024 – Manifestation : Non au choc des savoirs, oui au choc des moyens

Dans l’Essonne, de très nombreux parents et enseignants se mobilisent depuis 2 mois
contre :

  • Le manque de moyens (heures,
    postes, matériel, salles de classe…)
  • Le manque de personnel et de
    remplaçants
  • Les suppressions de classes
  • Les classes surchargées
  • La réforme du “choc des savoirs”, notamment les classes de niveau et la fin du lycée pour les élèves les plus fragiles.


Une centaine de parents et d’enseignants, représentants 44 établissements de l’Essonne, se sont réunis le 6 mai et ont décidé d’amplifier la mobilisation pour
gagner sur ces demandes urgentes en organisant les actions ci-dessous.

MANIFESTATIONS PARENTS/PROFESSEURS :

  • PALAISEAU: RDV 10H DEVANT LA GARE DE PALAISEAU POUR UNE MARCHE SUR LA RUE DE PARIS JUSQU’À, LA PLACE DE LA VICTOIRE
  • PARIS : RDV 13H À LA SORBONNE

24 mai 2024 – Pour soutenir les étrangers maltraités par la Sous-Préfecture de Palaiseau, Petit déjeuner militant

Vendredi 24 mai à 8 heures
devant la Sous-Préfecture

à l’initiative du collectif Exilés 91

Depuis plusieurs années maintenant, obtenir un premier titre de séjour de droit et même
renouveler son titre de séjour, est devenu un véritable parcours du combattant dans toutes les préfectures d’Île-de-France, et tout particulièrement à Palaiseau.


Sur tout étranger, même régularisé depuis plusieurs années, pèse une épée de Damoclès :
perdre tous ses droits au moment du renouvellement, et même parfois voir son titre de séjour non renouvelé.


Le recours obligatoire à l’ANEF, quand elle n’est pas bloquée par des bugs informatiques, ne
donne plus lieu à la délivrance d’un récépissé, mais à une attestation de prolongation
d’instruction (API), dont l’obtention est au bon vouloir de la Sous-Préfecture. De plus,
l’instruction des dossiers a une durée aléatoire, pendant laquelle l’usager est souvent «matraqué» par des demandes de compléments de dossiers, pas toujours justifiées.


Le Point d’Accueil Numérique (PAN), mis en place pour pallier les difficultés de la
dématérialisation, est un lieu de souffrance, pour les usagers mais aussi pour le personnel. Dès minuit, les usagers patientent sur le trottoir, sous les intempéries, et sans pouvoir quitter un instant leur rang dans la queue. Nombre d’entre eux viennent pour obtenir cette fameuse API … en vain. D’où de dramatiques ruptures de droits, pour les résidents, pour les personnes ayant un titre de séjour Vie Privée et Familiale, pour les travailleurs et pour les étudiants .

Ainsi, les usagers perdent tout : travail, logement, études, allocations, …, alors qu’ils étaient
régularisés depuis longtemps et parfaitement intégrés.

Nous exigeons que la Sous-Préfecture change son fonctionnement pour qu’il
n’existe plus aucune rupture de droits, que les dossiers soient instruits rapidement et justement, et que l’accueil au PAN ne se fasse plus dans les conditions actuelles.

Communiqué de presse sur le maintien de l’ordre à Massy lors du rassemblement du 27 janvier devant le siège de Carrefour

Samedi 27 janvier, notre organisation syndicale tenait, avec une quinzaine d’autres organisations syndicales, associatives et politiques, un rassemblement devant le siège de Carrefour dans la ville de Massy. L’objet de ce rassemblement était de dénoncer la complicité du groupe avec Israël.

Ce jour-là, nous avons été surpris·es et choqué·es de découvrir l’ampleur du dispositif policier mis en place. Notre rassemblement, déclaré deux semaines en amont à la préfecture, annonçait 200 manifestant·es, et nous avons probablement été aux alentours de 250 participant·es.

Pour encadrer ce rassemblement, les services de police avaient cru bon de :

  • Fermer totalement six rues, aux véhicules et aux piétons, imposant parfois plus de 15 minutes de détours pour rejoindre le rassemblement ;
  • Faire venir 4 fourgons et plus d’une cinquantaine de policier·es ;
  • Faire venir la police montée ;
  • Mettre en place des fouilles et des barrages filtrants dans certaines rues ;
  • Faire l’usage de drones pour identifier les manifestant·es.

Nous tenons à dire que ce dispositif était démesuré, et a très probablement découragé certain·es manifestant·es de venir jusqu’au lieu du rassemblement. Certain·es ne comprenaient d’ailleurs même pas s’il était bien autorisé. L’accès était par ailleurs rendu totalement impossible aux personnes à mobilité réduite.

D’autre part, la préfecture avait autorisé, selon notre demande, que le rassemblement se tienne en face du 93 avenue de Paris. Lorsque notre équipe syndicale est arrivée sur les lieux, avec une camionette dont nous avions fait mention dans la déclaration de rassemblement, les services de police les ont informé·es que le rassemblement ne pourrait pas se tenir au lieu prévu, mais qu’il se tiendrait 200 mètres plus loin, dans une rue difficilement accessible. Montrer le récépissé de la préfecture n’y a rien fait. Les agents de police en sont venus à menacer notre équipe d’embarquer notre camionette à la fourière.

Cette décision des services de police était contraire aux informations données par la préfecture, et représente à nos yeux une grave entrave au droit de manifester.

L’Union Syndicale Solidaires 91 dénonce ces méthodes dissuasives à l’encontre du droit inaliénable de manifester.

1er Février 2024 – AG, grève et manifestation pour plus de moyens dans l’Éducation Nationale

Manifestation à Paris: départ 14h du métro Luxembourg.

AG de grévistes ouvertes à tou·tes dans le département.
Etampes, RV 10h à la bourse du travail, place du jeu de Paume.Possibilité d’un départ collectif à la gare d’Etampes, pour celles et ceux qui vont à la manifestation à Paris.
La Norville, RV 10h à la maison des associations, place du 19 mars 1962 en face du café La Galanderie
Possibilité d’un départ collectif à la gare de La Norville/St Germain lès Arpajon, pour celles et ceux qui vont à la manifestation à Paris.
Massy, RV 10h à la bourse du travail, 14 rue du chemin des femmes.Possibilité d’un départ collectif à la gare de Massy, pour celles et ceux qui vont à la manifestation à Paris.

Communiqué intersyndical du 91 :

Toutes et tous en grève le 1er février !

Les récentes mobilisations en Essonne (Athis-Mons, Savigny, Palaiseau…) ont mis en lumière une profonde dégradation du climat scolaire dans les établissements. Cette dégradation perdure depuis des années et les organisations syndicales représentatives n’ont cessé d’interpeller la direction académique sur les situations dramatiques que vivent les personnels et les élèves des écoles, des collèges et des lycées essonniens.

L’Essonne voit son école devenir de plus en plus inclusive, ses classes de plus en plus chargées, mais les moyens qui sont alloués aux établissements sont d’une scandaleuse insuffisance.

L’Essonne connaît par ailleurs une pression démographique inédite qui pèse sur un bâti scolaire bien trop souvent inadapté tout en manquant de moyens humains.

L’Essonne concentre enfin un quart des rixes du territoire national et doit, selon les services de la préfecture, bénéficier d’une attention particulière.

Et pourtant :

Dans le 1er degré, il est prévu, pour la rentrée 2024, plus d’une centaine de fermetures de classes et la création de seulement une dizaine de postes de remplaçants pour 813 écoles et 8200 enseignants, alors que les besoins sont criants. Par ailleurs, la présentation des moyens alloués aux établissements dans le 2nd degré révèlent que les mesures annoncées par le gouvernement conduisent à une politique indigne de tri scolaire et social. Enfin, le projet de réforme du lycée professionnel est emblématique du moins d’école, moins d’enseignants, plus d’entreprises, plus d’externalisation des missions, et plus de management ! Cette réforme est à rebours des enjeux éducatifs et aura un impact lourd sur les conditions de travail de l’ensemble des personnels exerçant en lycées professionnels et sur les conditions d’apprentissage des élèves. En Essonne, la situation des centaines d’élèves non affectés chaque année dans la voie professionnelle ne s’améliorera pas avec l’ouverture des 4 classes prévues par le Rectorat.

Pour toutes ces raisons, les organisations syndicales de l’Essonne – qui, contrairement à la ministre, défendent l’école publique – exigent, à la hauteur des besoins grandissants, davantage d’ouvertures de classes, davantage de postes de remplaçants, une revalorisation des DGH des collèges et lycées du département, des créations de postes de CPE, de Psy-En, d’infirmières scolaires et d’assistantes sociales, des moyens supplémentaires en assistance éducative, des postes supplémentaires d’AESH et d’AED dont nous exigeons qu’ils obtiennent un statut, des places supplémentaires dans les établissements spécialisés.

C’est pourquoi, les organisations syndicales FSU, FNEC FP-FO, CGT Éducation, UNSA Éducation, SGEN-CFDT, appellent tous les personnels à se mobiliser par la grève et à rejoindre la manifestation parisienne à 14h à Luxembourg.

Évry, le 26 janvier 2024

27 janvier 2024 – La direction de Carrefour doit mettre fin à sa complicité avec la colonisation israélienne de la Palestine !

Depuis 2022, la société française Carrefour s’est fortement implantée dans l’état colonial israélien, en particulier dans des colonies en Cisjordanie, via la société Electra Consumer Products et sa filiale Yenot Bitan, qui détient les magasins franchisés du groupe. C’est une violation du droit international.

Depuis 2023, Carrefour a conclu des partenariats avec d’autres sociétés fortement impliquées dans la colonisation de la Palestine, cette fois dans les domaines bancaire (la banque Haopalim, Cal) et des nouvelles technologies (Juganu…).

Pour soutenir l’armée israélienne qui mène une guerre meurtière contre le peuple palestinien, le partenaire israélien de Carrefour a fait bénéficier les soldats israéliens de colis alimentaires gratuits. Il participe ainsi activement au soutien logistique de l’armée d’occupation alors que la famine sévit à Gaza et que le massacre de la population se poursuit.

Pour dénoncer cette complicité, nos organisations appellent à un :

Rassemblement samedi 27 janvier à 10h

devant le siège de Carrefour : 93 avenue de Paris à Massy

(en Essonne, à 5 min de la gare de Massy-Palaiseau, lignes RER B et C)