8 mai 2024 – Pour un 8 mai antifasciste en Essonne !

Les politiques antisociales menées par des gouvernements successifs condamnent de plus en plus de nos concitoyen·ne·s à la précarité et au désarroi dont se nourrit l’extrême-droite (Rassemblement National, Reconquête…).

L’extrême-droite, qui masque son vrai visage, prône la haine de l’autre, le racisme, la xénophobie, l’islamophobie, le sexisme, les LGBTQIAphobies. Ses idées se banalisent, et elle remporte des succès électoraux partout dans le monde. En France, le gouvernement et la droite les reprennent à leur compte.

La loi immigration votée en décembre dernier en est la meilleure illustration.

Des lois liberticides organisent une société autoritaire de surveillance et de contrôle et les violences policières se multiplient, entraînant des morts, avec le soutien inconditionnel du ministère de l’intérieur et des plus hautes instances de l’État. De plus, si certaines de ces lois stigmatisent une partie de la population en raison de sa religion ou supposée telle, d’autres ciblent des citoyen·ne·s en raison de leurs engagements ou des journalistes qui enquêtent.

Une extrême-droitisation du débat public est menée particulièrement par des médias aux ordres, comme ceux que dirige le milliardaire Bolloré qui prépare la victoire de l’extrême droite lors des prochaines élections européennes. Ces idées sont trop souvent reprises par le reste des médias.

Une amplification de la répression et de la criminalisation des soutiens à la Palestine se fait de plus en plus menaçante et s’accompagne d’une islamophobie grandissante.

Le gouvernement israélien fasciste de Benjamin Netanyahu mène une guerre coloniale sans merci contre le peuple palestinien notamment à Gaza, avec la complicité et l’aide militaire de ses alliés impérialistes (notamment les Etats-Unis et certains états européens).

Ces constats sont terribles. Ils n’appellent pas aux déplorations mais à une contre-offensive.

Cette contre-offensive doit être la plus large, populaire et internationaliste possible, portée en particulier par un front unitaire d’organisations syndicales et associatives.

Une contre-offensive qui se nourrisse de la lutte des antifascistes qui combattirent l’occupant nazi et le régime de Vichy.

Une contre-offensive qui se nourrisse du combat des Francs-Tireurs et Partisans-Main d’Œuvre Immigrée (FTP-MOI) dont le plus célèbre, Missak Manouchian, fut arrêté à Évry le 16 novembre 1943, lors d’une vaste opération qui mena à 68 arrestations de resistant·es.

En Essonne, cette riposte s’amplifie le 8 mai 2024. Nous la voulons joyeuse, unitaire et déterminée. Nous devons retrouver le chemin d’une société égalitaire, solidaire et émancipatrice.

Rendez-vous mercredi 8 mai 2024 à 15h au parc Missak Manouchian, Gare RER Évry Village

6 mai 2024 – Réunion Publique : Pour un choc des moyens et des salaires, contre le choc des savoirs et le tri social, amplifions la mobilisation !

Depuis le mois de janvier, les personnels de l’Éducation et les parents d’élèves se mobilisent
pour obtenir les moyens nécessaires à la réussite des élèves, pour un meilleur salaire pour les personnels et contre le « choc des savoirs ».

Le « choc des savoirs » est un renoncement à toute ambition émancipatrice de l’École et instaure une ségrégation assumée entre les élèves en difficulté et les autres ainsi qu’une discrimination sociale. L’organisation des enseignements de français et de mathématiques en groupes de niveaux en collège est une véritable usine à gaz, néfaste pour les élèves, particulièrement pour les plus fragiles et qui va dégrader les services des personnels. Les nouveaux programmes, la labellisation des manuels et la généralisation à tous les cycles des évaluations nationales vont restreindre la liberté pédagogique et remettre en cause la professionnalité des enseignant·es ; le DNB couperet et les « prépa secondes » vont aggraver le tri social.

Ce n’est pas d’un choc des savoirs dont l’Éducation nationale a besoin mais bien d’un choc des moyens et des salaires. L’Éducation nationale ne peut faire l’économie des près de 700 millions d’euros dont veut la priver le gouvernement.

À l’image de ce qu’a vécu l’hôpital public, le service public d’Éducation s’enfonce dans une crise sans précédent sous les coups de boutoir des politiques austéritaires et antisociales de ce gouvernement.

Les grèves nationales des 1er et 6 février des 8 et 19 mars et du 2 avril ainsi que l’ensemble des actions locales, grèves, manifestations, rassemblements, réunions publiques, pétitions, « collèges morts », « nuits des écoles et des établissements » ont démontré l’ampleur de la colère des personnels de l’Éducation nationale et permis de convaincre les parents de la dangerosité des groupes de niveaux.

En Essonne, par le biais de diverses actions et réunions, nous avons construit des
regroupements de parents et de personnels pour élargir la mobilisation. Nous étions 88 réunis en AG à Evry le 2 avril pour dénoncer le choc des savoirs et nous organiser.

C’est pourquoi nous décidons de poursuivre la dynamique engagée en invitant l’ensemble des personnels et des parents à se réunir pour débattre des modalités de la mobilisation et à envoyer des délégués à la

RÉUNION PUBLIQUE
le lundi 6 mai 2024 à 18h
à la maison des syndicats,
12 place des terrasses de l’Agora à Evry


1er mai 2024 – Manifestation pour la paix et la justice sociale pour les travailleurs en Ile-de-France et dans le monde !

Les travailleurs et les travailleuses de l’Île-de-France produisent en PIB, chaque année pour 765 milliards d’euros. La région Ile-de-France représente 30% du PIB de la France et est la région d’Europe qui produit le plus de richesse. Pourtant, notre territoire est l’un des plus inégalitaire socialement et spatialement de notre pays notamment en y dénombrant les communes les plus riches comme les plus pauvres.

Or, à l’heure où notre région mériterait des politiques publiques ambitieuses pour réduire les inégalités – ce que viennent de rappeler des personnels en exigeant un plan d’urgence pour l’éducation dans le département le plus pauvre de notre région : la Seine-saint-Denis – l’État mène une politique de réduction des budgets des services publics tandis que le Conseil régional prône un « choc de décentralisation » qui ne viendra que renforcer les inégalités trop présentes sur le territoire francilien.

Les prix des biens et services consommés sont près de 7% plus élevés en Ile-de-France. Les salaires dans le public comme dans le privé ne correspondent pas à ce coût de la vie dans notre région. Celles et ceux qui en pâtissent le plus sont également les personnes en recherche d’emploi mais également les retraité·e.s, qui voient cette année encore, reculer leur pouvoir d’achat.

Le logement conditionne l’accès à l’emploi et à une vie digne, or il n’a jamais été aussi difficile dans notre région d’y accéder. De nombreux travailleurs et travailleuses sont régulièrement confronté·es à des difficultés d’accès au parc locatif social comme privé ! Le logement a aussi un coût pour les travailleurs et travailleuses francilien·nes. Il pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des travailleurs, et encore plus pour les travailleuses, en particulier les femmes seules avec des enfants. Les femmes souffrent par ailleurs encore et toujours des inégalités de salaires avec les hommes.

La manifestation du 1er mai s’inscrit ainsi dans le prolongement des mobilisations du 8 mars pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes en France et dans le monde, or dans de nombreux endroits du monde, les libertés syndicales sont encore bafouées et les conditions de travail, ignorées.

Les conflits meurtriers creusent l’inégalité sociale entre les travailleuses et travailleurs. Ils touchent les populations civiles et nos organisations entendent les dénoncer et en particulier :

  • Condamnent l’invasion russe de l’Ukraine et exigent le retrait des troupes russes du sol ukrainien ;
  • Réclament un cessez le feu immédiat à Gaza, la libération de tous les otages et des prisonniers politiques. Au regard de la récente actualité, il est primordial que l’ensemble des pays occidentaux œuvrent de concert pour que cesse l’escalade meurtrière qui se profile sur l’ensemble du Proche et du Moyen-Orient et fasse taire au plus vite le bruit des armes.

Enfin, à quelques semaines des élections européennes, nous exigeons une Europe protectrice des travailleuses et des travailleurs qui renforce leurs droits et appelons, dans les urnes comme dans la rue, à lutter contre l’extrême-droite et ses idées, en particulier le Rassemblement National qui porte une politique xénophobe et raciste qui va à l’encontre des intérêts des travailleuses et des travailleurs.

Afin de dénoncer ces situations et porter nos revendications, nos organisations appellent les travailleuses et travailleurs, les jeunes, les étudiant·es et retraité·es à manifester à Paris le 1er mai contre l’austérité, pour l’emploi, les salaires, les services publics, la protection sociale, les libertés et une paix juste et durable dans le monde.

Rendez-vous à 14h Place de la République à Paris pour la manifestation.

29 avril 2024 – Soirée conférence de soutien au peuple Palestinien, Étampes

SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN

20h00 Salle Saint Antoine
22 rue Saint Antoine à ÉTAMPES
Avec l’Association France Palestine Solidarité, l’Union Juive Française pour la Paix et avec PALMED, association de soignants intervenant en Palestine.

HALTE AU GÉNOCIDE !

27 avril 2024 – Manifestation de soutien au peuple Palestinien, Évry

Rdv à 10h30, Place des droits de l’homme et du citoyen.

Presque 6 mois d’une guerre génocidaire contre le peuple palestinien à Gaza  mais aussi  la Cisjordanie et Jérusalem Est assiégées et aucune entreprise diplomatique d’envergure pour faire cesser ce massacre !
Un génocide, cela ne se regarde pas , çà se combat ! 

Dénonçons la complicité tacite de nos gouvernants  et exigeons :

  • L’ ARRÊT DU GÉNOCIDE
  • UN CESSEZ LE FEU IMMÉDIAT ET PERMANENT
  • LA FIN DE L’OCCUPATION ET DE LA COLONISATION
  • L’ ARRÊT DE LA COOPÉRATION MILITAIRE AVEC ISRAËL
  • DES SANCTIONS CONTRE ISRAËL

Restons mobilisé·es.  Venez nombreux·ses !

23 avril 2024 – Table ronde : qu’est-ce que l’état de nos services publics dit de la France

Mardi 23 avril 20h à 0rsay, salle de conférence de la Bouvêche, 71 rue de Paris, 91400, Orsay. Interventions de :

  • Maria Pla, Collectif Nos Services Publis
  • Sylvain Mestdagh, FSU 91
  • Diana Chiche Portiche, SAF
  • Pascale Garcia, CGT Santé 91
  • Olivier Corbet, SUD Collectivités Territoriales 91

21 avril 2024 – Marche contre le racisme, l’islamophobie et pour la protection de tous les enfants

RACISMES EN FRANCE : NOS ENFANTS EN DANGER !

En mémoire de toutes les jeunes victimes de crimes policiers, judiciaires et carcéraux.

Alors que le 3 décembre 2023, nous fêtions les 40 ans de la Marche pour l’Egalité et contre le racisme…

– Le 13 mars 2024 à Aubervilliers Wanys et Ibrahim ont été volontairement percutés par la police après un prétendu refus d’obtempérer. Wanys est mort quelques heures après, il n’avait que 18 ans et Ibrahim est dans un état grave.

– Les 9 et 10 décembre 2023, à Chelles, deux adolescents de quartiers, Théodor et Justin, trouvaient la mort pour refus d’obtempérer,

– Le 30 Novembre 2023, Mustapha, mineur isolé marocain, s’est suicidé par pendaison à la maison d’arrêt de Villepinte, 

– Le 14 novembre 2023 à Nice, des enfants de 8 ans étaient accusés par la Mairie et le rectorat de prier pendant la récréation alors qu’ils jouaient aux fantômes,

– Le 18 octobre 2023, au Canet-en-Roussillon, un enfant de 10 ans était convoqué par la gendarmerie pour « apologie du terrorisme »,

– Depuis le 7 octobre 2023, des collégiens sont réprimés pour leur soutien à la population de Gaza, bombardée,

– Le 27 juin 2023, à Nanterre, Nahel, 17 ans, était tué à bout portant par un policier, 

– Le 6 décembre 2018, 151 lycéens étaient interpellés, humiliés et agenouillés pendant plusieurs heures sous les ordres de la police alors qu’ils soutenaient les Gilets Jaunes et manifestaient contre la réforme du lycée,

– Depuis trop longtemps, des lycéennes sont stigmatisées et harcelées parce que « Musulmanes d’apparences »

– Depuis quelques années et de plus en plus intensément, des lycéens sont embrigadés dans une logique de guerre via le Service National Universel (SNU)

– En France et dans les départements d’Outre-mer, des lois sont votées criminalisant les enfants migrants et réfugiés, rejetant le principe révolutionnaire et républicain du «droit du sol»

En France, nous habitants des quartiers, Musulmans, Afro-descendants mais pas que, sommes en danger. Depuis trop longtemps, la violence de l’Etat s’abat sur nous de manière arbitraire, injuste, mais, bien plus inquiétant, cible les plus innocents d’entre nous : NOS ENFANTS. Nos enfants ne sont plus considérés comme des enfants. Ils sont privés de leur enfance. Ils sont suspects dès 10 ans, dès 8 ans, dès 6 ans d’être violents et fanatiques, assimilés à des barbares, voire à des terroristes en puissance à l’instar des enfants de Gaza, maltraités, emprisonnés, tués par milliers.

Le monde des adultes ne voit alors plus de problème à ce que des enfants se fassent arrêter à l’aube par des gendarmes. C’est ainsi qu’on a justifié la mort de Nahel, qui comme tous les adolescents, peut faire des bêtises.

Nous, familles, personnel enseignant, travailleurs sociaux, éducateurs, militants de terrain, hommes et femmes politiques sommes terrifiés de la violence qui s’abat sur nos petits en toute bonne conscience et en l’absence d’indignation. Le monde observe la dégringolade du « pays des droits de l’homme »  avec stupéfaction. Ce pays que nous chérissons, la France, et que nous voulons laisser à nos enfants, nous trahit et trahit son passé.

Que sont devenues les voix de la conscience universelle ? Où sont les Abbé Pierre, les Sartre, les Stéphane Hessel ? Où sont les Rosa Parks, les Angela Davis, Frantz Fanon, les Mandela de France ?

D’un côté, on nous reproche de ne pas savoir élever nos enfants et de les livrer à la délinquance et en même temps on prive toutes les institutions sociales et éducatives de leurs moyens, comme on nous empêche de transmettre à nos enfants nos valeurs et notre histoire comme si elles étaient contraires au vivre-ensemble alors qu’en réalité ce que nous voulons transmettre c’est de l’amour et de la générosité.

Ce cri d’alarme ne doit pas se heurter à un mur de silence. Il doit être entendu à travers tout le pays et même au-delà. Il en va de l’avenir de nos enfants, de leur santé physique et psychique comme il en va de la santé morale de notre pays.

Nous en appelons à toutes celles et ceux, mères, pères, familles, associations, syndicats, organisations politiques pour qui il est indigne et intolérable de s’en prendre à des gamins de signer cet appel et de rejoindre notre MARCHE CONTRE LE RACISME, l’ISLAMOPHOBIE ET POUR LA PROTECTION DES ENFANTS le 21 avril 2024, date anniversaire de la mort d’Amine Bentounsi, notre frère, notre fils et enfant du pays.

Nous donnons RDV à PARIS, le 21 avril 2024 à 14h pour une grande marche de Barbès à République, où aura lieu un concert géant pour pleurer nos morts et fêter l’espoir. 

20 avril 2024 – Rassemblement : Pas de meeting de l’extrême droite à Longjumeau !

Le Rassemblement National (RN), parti de Marine Le Pen, va tenir à Longjumeau un meeting de campagne pour les élections européennes, samedi 20 avril à partir de 12h30.

Le Rassemblement National est un parti créé en 1972 par le groupe néofasciste « Ordre Nouveau ». Son premier président était Jean-Marie Le Pen, connu et condamné en justice pour avoir contesté publiquement l’existence des chambres à gaz lors de la seconde Guerre Mondiale.

Malgré de longues années passées à travailler son image pour paraître plus crédible, ce parti d’extrême droite reste :

  • Rempli de militants fascistes : D’anciens membres du Groupe Union Défense (GUD) sont aujourd’hui en responsabilité au RN (comme Axel Lousteau, conseiller régional RN ou Frédéric Chatillon, ex président du GUD, tous deux proches de Marine Le Pen).
  • Opposé aux droits des femmes : Le RN est le seul parti à avoir voté majoritairement contre l’inscription du droit à l’avortement dans la constitution.
  • Raciste : Le RN a largement inspiré la récente loi immigration, allant jusqu’à voter en faveur de la suppression de l’aide médicale d’État aux sans-papiers. Jordan Bardella, tête de liste RN aux européennes a tenu un compte Twitter anonyme qui lui servait à insulter journalistes et opposants, ou à poster des messages racistes (comme révélé en janvier sur France 2).
  • L’ennemi des classes populaires : depuis son entrée à l’Assemblée Nationale, le RN a voté contre l’augmentation du SMIC, contre le blocage des prix des produits de première nécessité et contre le gel des loyers.
Rassemblement Contre l’extrême droite Samedi 20 avril à 12h
5 Place de Bretten, Longjumeau

Premier signataires : Association de Solidarité avec Tous les Immigrés (ASTI) les Ulis, Groupe de Résistance Antifasciste 91, Union Syndicale Solidaires 91