24 mai 2024 – Pour soutenir les étrangers maltraités par la Sous-Préfecture de Palaiseau, Petit déjeuner militant

Vendredi 24 mai à 8 heures
devant la Sous-Préfecture

à l’initiative du collectif Exilés 91

Depuis plusieurs années maintenant, obtenir un premier titre de séjour de droit et même
renouveler son titre de séjour, est devenu un véritable parcours du combattant dans toutes les préfectures d’Île-de-France, et tout particulièrement à Palaiseau.


Sur tout étranger, même régularisé depuis plusieurs années, pèse une épée de Damoclès :
perdre tous ses droits au moment du renouvellement, et même parfois voir son titre de séjour non renouvelé.


Le recours obligatoire à l’ANEF, quand elle n’est pas bloquée par des bugs informatiques, ne
donne plus lieu à la délivrance d’un récépissé, mais à une attestation de prolongation
d’instruction (API), dont l’obtention est au bon vouloir de la Sous-Préfecture. De plus,
l’instruction des dossiers a une durée aléatoire, pendant laquelle l’usager est souvent «matraqué» par des demandes de compléments de dossiers, pas toujours justifiées.


Le Point d’Accueil Numérique (PAN), mis en place pour pallier les difficultés de la
dématérialisation, est un lieu de souffrance, pour les usagers mais aussi pour le personnel. Dès minuit, les usagers patientent sur le trottoir, sous les intempéries, et sans pouvoir quitter un instant leur rang dans la queue. Nombre d’entre eux viennent pour obtenir cette fameuse API … en vain. D’où de dramatiques ruptures de droits, pour les résidents, pour les personnes ayant un titre de séjour Vie Privée et Familiale, pour les travailleurs et pour les étudiants .

Ainsi, les usagers perdent tout : travail, logement, études, allocations, …, alors qu’ils étaient
régularisés depuis longtemps et parfaitement intégrés.

Nous exigeons que la Sous-Préfecture change son fonctionnement pour qu’il
n’existe plus aucune rupture de droits, que les dossiers soient instruits rapidement et justement, et que l’accueil au PAN ne se fasse plus dans les conditions actuelles.

6 mai 2024 – Réunion Publique : Pour un choc des moyens et des salaires, contre le choc des savoirs et le tri social, amplifions la mobilisation !

Depuis le mois de janvier, les personnels de l’Éducation et les parents d’élèves se mobilisent
pour obtenir les moyens nécessaires à la réussite des élèves, pour un meilleur salaire pour les personnels et contre le « choc des savoirs ».

Le « choc des savoirs » est un renoncement à toute ambition émancipatrice de l’École et instaure une ségrégation assumée entre les élèves en difficulté et les autres ainsi qu’une discrimination sociale. L’organisation des enseignements de français et de mathématiques en groupes de niveaux en collège est une véritable usine à gaz, néfaste pour les élèves, particulièrement pour les plus fragiles et qui va dégrader les services des personnels. Les nouveaux programmes, la labellisation des manuels et la généralisation à tous les cycles des évaluations nationales vont restreindre la liberté pédagogique et remettre en cause la professionnalité des enseignant·es ; le DNB couperet et les « prépa secondes » vont aggraver le tri social.

Ce n’est pas d’un choc des savoirs dont l’Éducation nationale a besoin mais bien d’un choc des moyens et des salaires. L’Éducation nationale ne peut faire l’économie des près de 700 millions d’euros dont veut la priver le gouvernement.

À l’image de ce qu’a vécu l’hôpital public, le service public d’Éducation s’enfonce dans une crise sans précédent sous les coups de boutoir des politiques austéritaires et antisociales de ce gouvernement.

Les grèves nationales des 1er et 6 février des 8 et 19 mars et du 2 avril ainsi que l’ensemble des actions locales, grèves, manifestations, rassemblements, réunions publiques, pétitions, « collèges morts », « nuits des écoles et des établissements » ont démontré l’ampleur de la colère des personnels de l’Éducation nationale et permis de convaincre les parents de la dangerosité des groupes de niveaux.

En Essonne, par le biais de diverses actions et réunions, nous avons construit des
regroupements de parents et de personnels pour élargir la mobilisation. Nous étions 88 réunis en AG à Evry le 2 avril pour dénoncer le choc des savoirs et nous organiser.

C’est pourquoi nous décidons de poursuivre la dynamique engagée en invitant l’ensemble des personnels et des parents à se réunir pour débattre des modalités de la mobilisation et à envoyer des délégués à la

RÉUNION PUBLIQUE
le lundi 6 mai 2024 à 18h
à la maison des syndicats,
12 place des terrasses de l’Agora à Evry


1er mai 2024 – Manifestation pour la paix et la justice sociale pour les travailleurs en Ile-de-France et dans le monde !

Les travailleurs et les travailleuses de l’Île-de-France produisent en PIB, chaque année pour 765 milliards d’euros. La région Ile-de-France représente 30% du PIB de la France et est la région d’Europe qui produit le plus de richesse. Pourtant, notre territoire est l’un des plus inégalitaire socialement et spatialement de notre pays notamment en y dénombrant les communes les plus riches comme les plus pauvres.

Or, à l’heure où notre région mériterait des politiques publiques ambitieuses pour réduire les inégalités – ce que viennent de rappeler des personnels en exigeant un plan d’urgence pour l’éducation dans le département le plus pauvre de notre région : la Seine-saint-Denis – l’État mène une politique de réduction des budgets des services publics tandis que le Conseil régional prône un « choc de décentralisation » qui ne viendra que renforcer les inégalités trop présentes sur le territoire francilien.

Les prix des biens et services consommés sont près de 7% plus élevés en Ile-de-France. Les salaires dans le public comme dans le privé ne correspondent pas à ce coût de la vie dans notre région. Celles et ceux qui en pâtissent le plus sont également les personnes en recherche d’emploi mais également les retraité·e.s, qui voient cette année encore, reculer leur pouvoir d’achat.

Le logement conditionne l’accès à l’emploi et à une vie digne, or il n’a jamais été aussi difficile dans notre région d’y accéder. De nombreux travailleurs et travailleuses sont régulièrement confronté·es à des difficultés d’accès au parc locatif social comme privé ! Le logement a aussi un coût pour les travailleurs et travailleuses francilien·nes. Il pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des travailleurs, et encore plus pour les travailleuses, en particulier les femmes seules avec des enfants. Les femmes souffrent par ailleurs encore et toujours des inégalités de salaires avec les hommes.

La manifestation du 1er mai s’inscrit ainsi dans le prolongement des mobilisations du 8 mars pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes en France et dans le monde, or dans de nombreux endroits du monde, les libertés syndicales sont encore bafouées et les conditions de travail, ignorées.

Les conflits meurtriers creusent l’inégalité sociale entre les travailleuses et travailleurs. Ils touchent les populations civiles et nos organisations entendent les dénoncer et en particulier :

  • Condamnent l’invasion russe de l’Ukraine et exigent le retrait des troupes russes du sol ukrainien ;
  • Réclament un cessez le feu immédiat à Gaza, la libération de tous les otages et des prisonniers politiques. Au regard de la récente actualité, il est primordial que l’ensemble des pays occidentaux œuvrent de concert pour que cesse l’escalade meurtrière qui se profile sur l’ensemble du Proche et du Moyen-Orient et fasse taire au plus vite le bruit des armes.

Enfin, à quelques semaines des élections européennes, nous exigeons une Europe protectrice des travailleuses et des travailleurs qui renforce leurs droits et appelons, dans les urnes comme dans la rue, à lutter contre l’extrême-droite et ses idées, en particulier le Rassemblement National qui porte une politique xénophobe et raciste qui va à l’encontre des intérêts des travailleuses et des travailleurs.

Afin de dénoncer ces situations et porter nos revendications, nos organisations appellent les travailleuses et travailleurs, les jeunes, les étudiant·es et retraité·es à manifester à Paris le 1er mai contre l’austérité, pour l’emploi, les salaires, les services publics, la protection sociale, les libertés et une paix juste et durable dans le monde.

Rendez-vous à 14h Place de la République à Paris pour la manifestation.

29 avril 2024 – Soirée conférence de soutien au peuple Palestinien, Étampes

SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN

20h00 Salle Saint Antoine
22 rue Saint Antoine à ÉTAMPES
Avec l’Association France Palestine Solidarité, l’Union Juive Française pour la Paix et avec PALMED, association de soignants intervenant en Palestine.

HALTE AU GÉNOCIDE !

23 avril 2024 – Table ronde : qu’est-ce que l’état de nos services publics dit de la France

Mardi 23 avril 20h à 0rsay, salle de conférence de la Bouvêche, 71 rue de Paris, 91400, Orsay. Interventions de :

  • Maria Pla, Collectif Nos Services Publis
  • Sylvain Mestdagh, FSU 91
  • Diana Chiche Portiche, SAF
  • Pascale Garcia, CGT Santé 91
  • Olivier Corbet, SUD Collectivités Territoriales 91

20 avril 2024 – Rassemblement : Pas de meeting de l’extrême droite à Longjumeau !

Le Rassemblement National (RN), parti de Marine Le Pen, va tenir à Longjumeau un meeting de campagne pour les élections européennes, samedi 20 avril à partir de 12h30.

Le Rassemblement National est un parti créé en 1972 par le groupe néofasciste « Ordre Nouveau ». Son premier président était Jean-Marie Le Pen, connu et condamné en justice pour avoir contesté publiquement l’existence des chambres à gaz lors de la seconde Guerre Mondiale.

Malgré de longues années passées à travailler son image pour paraître plus crédible, ce parti d’extrême droite reste :

  • Rempli de militants fascistes : D’anciens membres du Groupe Union Défense (GUD) sont aujourd’hui en responsabilité au RN (comme Axel Lousteau, conseiller régional RN ou Frédéric Chatillon, ex président du GUD, tous deux proches de Marine Le Pen).
  • Opposé aux droits des femmes : Le RN est le seul parti à avoir voté majoritairement contre l’inscription du droit à l’avortement dans la constitution.
  • Raciste : Le RN a largement inspiré la récente loi immigration, allant jusqu’à voter en faveur de la suppression de l’aide médicale d’État aux sans-papiers. Jordan Bardella, tête de liste RN aux européennes a tenu un compte Twitter anonyme qui lui servait à insulter journalistes et opposants, ou à poster des messages racistes (comme révélé en janvier sur France 2).
  • L’ennemi des classes populaires : depuis son entrée à l’Assemblée Nationale, le RN a voté contre l’augmentation du SMIC, contre le blocage des prix des produits de première nécessité et contre le gel des loyers.
Rassemblement Contre l’extrême droite Samedi 20 avril à 12h
5 Place de Bretten, Longjumeau

Premier signataires : Association de Solidarité avec Tous les Immigrés (ASTI) les Ulis, Groupe de Résistance Antifasciste 91, Union Syndicale Solidaires 91

2 avril 2024 – Grève et AG à Évry !


Non au choc des savoirs,
Oui au choc des salaires et des moyens pour l’École publique !

Les arrêtés et décrets publiés le 17 mars et la note de service du 18 mars confirment nos analyses : il s’agit bien d’organiser des groupes de niveau, donc de trier les élèves ce qui va immanquablement creuser les inégalités, comme l’a montré la recherche. C’est bien une Ecole du tri social que Nicole Belloubet et Gabriel Attal mettent en place. Derrière la promesse d’une plus grande flexibilité, ce sont en réalité des contraintes d’organisation et pédagogiques qui vont lourdement fragiliser notre liberté pédagogique et de casser la relation forte et continue avec les classes et les élèves. C’est bien le cœur de notre métier qui est attaqué.

Depuis des mois, les personnels se mobilisent contre les groupes de niveaux. Grèves les 1er et 6 février, actions locales, vote contre en CSE, réunions publiques avec les parents d’élèves, opération collèges morts… nos organisations ont impulsé une campagne qui fait bouger les lignes : nous avons mené avec force et détermination la bataille des idées sur les groupes de niveau, rassemblant une partie de la profession et des parents d’élèves dans la mobilisation. Le gouvernement est fébrile et en vient à passer en force, en publiant des textes au mépris de l’avis de la profession. Inacceptable et irresponsable ! Mais cette fébrilité montre que notre action n’est pas sans effet : c’est donc maintenant qu’il faut amplifier la mobilisation pour gagner !

A travers le « Choc des savoirs » (groupes de niveaux, classes prépa 2de), le gouvernement cherche à imposer un modèle d’École du collège au lycée qui vise à faire sortir de l’École publique, le plus tôt possible et à chaque étape de leur scolarité, les élèves des classes populaires. En érigeant plutôt l’uniforme et le SNU au rang de priorités politiques et budgétaires, le gouvernement fait un choix clair : celui d’une École du tri social, d’une École passéiste et conservatrice. En supprimant les postes et en refusant de donner les moyens nécessaires pour fonctionner, le gouvernement fait le choix de l’austérité. Nous portons une toute autre ambition pour la jeunesse !

Un plan d’action dans la durée… pour gagner !

Nos organisations SNES-FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’action, SUD éducation et FCPE 91 appellent donc à amplifier la mobilisation.

La FCPE 91 et CAPE 91 appellent les parents à soutenir ce mouvement en multipliant les « collèges morts » dans le département.
– grève nationale le mardi 2 avril : pour l’abandon des mesures « Choc des savoirs », pour exiger une revalorisation salariale sans contreparties et des moyens pour l’École publique

– AG des personnels et des parents mobilisés en Essonne, le 2 avril à 9h30 à la bourse du travail d’Évry

– Départ manifestation parisienne : 14h, métro Luxembourg, place Edmond Rostand

Nos organisations appellent à mettre en débat les suites de l’action, notamment la reconduction de la grève. Elles soutiendront toutes les reconductions là où cela est possible : c’est bien en l’inscrivant dans la durée par plusieurs jours de grève consécutifs, que la mobilisation sera victorieuse.

Nous ne trierons pas nos élèves !

Toutes et tous en grève le mardi 2 avril !

Toutes et tous en AG à Évry à 9h30 pour construire l’action ensemble !

27 mars 2024 – Discussion publique sur la loi immigration : Le racisme systémique, une menace pour la société !

En décembre 2023, l’assemblée nationale adoptait la loi immigration, dite loi Darmanin, avec les voix de la majorité présidentielle et du Rassemblement National, ouvrant la voie au principe de préférence nationale cher à l’extrême droite. Le 25 janvier 2024, le Conseil Constitutionnel, sous la pression du mouvement social, a censuré 32 articles sur 49, parmi lesquels les restrictions du droit de sol et le regroupement familial.

Pour rappel, la France a adopté pas moins de 118 lois sur l’immigration depuis 1945, soit une tous les deux ans. La dernière loi n’échappe pas à la règle et s’inscrit dans une longue logique d’obsession du contrôle des populations immigrées, de racisme d’État, et de montée des idées d’extrême droite, et constitue une menace pour l’État de droit.

Le projet de loi partiellement censuré instaurait pour les étudiant·es étrangèr·es :

  • Une « caution » de retour obligatoire.
  • Des frais d’inscription majorés pour les étranger·es hors Union Européenne.
  • Un contrôle accru pour leurs visas de long séjour.

Nous vous invitons à venir vous informer, échanger, débattre et à réfléchir aux moyens de résister face aux dérives racistes et xénophobes véhiculées par cette loi et ce gouvernement.

Discussion publique: Mercredi 27 mars De 12h à 14h

Université d’Évry Amphi B6 au rdc du bâtiment 1er Cycle

15 rue André Lalande, Évry-Courcouronnes

La discussion débutera par une présentation d’Olivier Lecour Grandmaison, enseignant en sciences politiques à l’université d’Évry et auteur du livre Racisme(s) d’État, État(s) raciste(s): Une brève histoire (Editions Amsterdam).