2 avril 2024 – Grève et AG à Évry !


Non au choc des savoirs,
Oui au choc des salaires et des moyens pour l’École publique !

Les arrêtés et décrets publiés le 17 mars et la note de service du 18 mars confirment nos analyses : il s’agit bien d’organiser des groupes de niveau, donc de trier les élèves ce qui va immanquablement creuser les inégalités, comme l’a montré la recherche. C’est bien une Ecole du tri social que Nicole Belloubet et Gabriel Attal mettent en place. Derrière la promesse d’une plus grande flexibilité, ce sont en réalité des contraintes d’organisation et pédagogiques qui vont lourdement fragiliser notre liberté pédagogique et de casser la relation forte et continue avec les classes et les élèves. C’est bien le cœur de notre métier qui est attaqué.

Depuis des mois, les personnels se mobilisent contre les groupes de niveaux. Grèves les 1er et 6 février, actions locales, vote contre en CSE, réunions publiques avec les parents d’élèves, opération collèges morts… nos organisations ont impulsé une campagne qui fait bouger les lignes : nous avons mené avec force et détermination la bataille des idées sur les groupes de niveau, rassemblant une partie de la profession et des parents d’élèves dans la mobilisation. Le gouvernement est fébrile et en vient à passer en force, en publiant des textes au mépris de l’avis de la profession. Inacceptable et irresponsable ! Mais cette fébrilité montre que notre action n’est pas sans effet : c’est donc maintenant qu’il faut amplifier la mobilisation pour gagner !

A travers le « Choc des savoirs » (groupes de niveaux, classes prépa 2de), le gouvernement cherche à imposer un modèle d’École du collège au lycée qui vise à faire sortir de l’École publique, le plus tôt possible et à chaque étape de leur scolarité, les élèves des classes populaires. En érigeant plutôt l’uniforme et le SNU au rang de priorités politiques et budgétaires, le gouvernement fait un choix clair : celui d’une École du tri social, d’une École passéiste et conservatrice. En supprimant les postes et en refusant de donner les moyens nécessaires pour fonctionner, le gouvernement fait le choix de l’austérité. Nous portons une toute autre ambition pour la jeunesse !

Un plan d’action dans la durée… pour gagner !

Nos organisations SNES-FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’action, SUD éducation et FCPE 91 appellent donc à amplifier la mobilisation.

La FCPE 91 et CAPE 91 appellent les parents à soutenir ce mouvement en multipliant les « collèges morts » dans le département.
– grève nationale le mardi 2 avril : pour l’abandon des mesures « Choc des savoirs », pour exiger une revalorisation salariale sans contreparties et des moyens pour l’École publique

– AG des personnels et des parents mobilisés en Essonne, le 2 avril à 9h30 à la bourse du travail d’Évry

– Départ manifestation parisienne : 14h, métro Luxembourg, place Edmond Rostand

Nos organisations appellent à mettre en débat les suites de l’action, notamment la reconduction de la grève. Elles soutiendront toutes les reconductions là où cela est possible : c’est bien en l’inscrivant dans la durée par plusieurs jours de grève consécutifs, que la mobilisation sera victorieuse.

Nous ne trierons pas nos élèves !

Toutes et tous en grève le mardi 2 avril !

Toutes et tous en AG à Évry à 9h30 pour construire l’action ensemble !

27 mars 2024 – Discussion publique sur la loi immigration : Le racisme systémique, une menace pour la société !

En décembre 2023, l’assemblée nationale adoptait la loi immigration, dite loi Darmanin, avec les voix de la majorité présidentielle et du Rassemblement National, ouvrant la voie au principe de préférence nationale cher à l’extrême droite. Le 25 janvier 2024, le Conseil Constitutionnel, sous la pression du mouvement social, a censuré 32 articles sur 49, parmi lesquels les restrictions du droit de sol et le regroupement familial.

Pour rappel, la France a adopté pas moins de 118 lois sur l’immigration depuis 1945, soit une tous les deux ans. La dernière loi n’échappe pas à la règle et s’inscrit dans une longue logique d’obsession du contrôle des populations immigrées, de racisme d’État, et de montée des idées d’extrême droite, et constitue une menace pour l’État de droit.

Le projet de loi partiellement censuré instaurait pour les étudiant·es étrangèr·es :

  • Une « caution » de retour obligatoire.
  • Des frais d’inscription majorés pour les étranger·es hors Union Européenne.
  • Un contrôle accru pour leurs visas de long séjour.

Nous vous invitons à venir vous informer, échanger, débattre et à réfléchir aux moyens de résister face aux dérives racistes et xénophobes véhiculées par cette loi et ce gouvernement.

Discussion publique: Mercredi 27 mars De 12h à 14h

Université d’Évry Amphi B6 au rdc du bâtiment 1er Cycle

15 rue André Lalande, Évry-Courcouronnes

La discussion débutera par une présentation d’Olivier Lecour Grandmaison, enseignant en sciences politiques à l’université d’Évry et auteur du livre Racisme(s) d’État, État(s) raciste(s): Une brève histoire (Editions Amsterdam).

26 mars 2024 – Manifestation pour nos retraites

Trois rendez-vous :

  • 10h30 à Étampes : rassemblement place de l’hôtel de ville
  • 10h30 à Évry-Courcouronnes : manifestation au départ de la place des droits de l’homme
  • 14h à Paris : rassemblement à Bercy devant le ministère des finances.

19 mars 2024 – Grève dans la fonction publique !

Mardi 19 mars, journée nationale de grève dans toute la fonction publique à l’appel des huit organisations syndicales, pour exiger des augmentations de salaires et plus de moyens pour les services publics, et pour s’opposer au projet de réforme de la fonction publique annoncé par le gouvernement.

Les Rendez-vous locaux de la journée

– 10h Massy, assemblée générale des grévistes à la bourse du travail de Massy ( 14 rue du chemin des femmes, 91300 Massy).

– 10h30, Évry : rassemblement devant la préfecture du 91, boulevard de France

– 14h, Paris : Manifestation régionale au départ du métro Luxembourg.

Les Communiqués :

Communiqué de presse sur le maintien de l’ordre à Massy lors du rassemblement du 27 janvier devant le siège de Carrefour

Samedi 27 janvier, notre organisation syndicale tenait, avec une quinzaine d’autres organisations syndicales, associatives et politiques, un rassemblement devant le siège de Carrefour dans la ville de Massy. L’objet de ce rassemblement était de dénoncer la complicité du groupe avec Israël.

Ce jour-là, nous avons été surpris·es et choqué·es de découvrir l’ampleur du dispositif policier mis en place. Notre rassemblement, déclaré deux semaines en amont à la préfecture, annonçait 200 manifestant·es, et nous avons probablement été aux alentours de 250 participant·es.

Pour encadrer ce rassemblement, les services de police avaient cru bon de :

  • Fermer totalement six rues, aux véhicules et aux piétons, imposant parfois plus de 15 minutes de détours pour rejoindre le rassemblement ;
  • Faire venir 4 fourgons et plus d’une cinquantaine de policier·es ;
  • Faire venir la police montée ;
  • Mettre en place des fouilles et des barrages filtrants dans certaines rues ;
  • Faire l’usage de drones pour identifier les manifestant·es.

Nous tenons à dire que ce dispositif était démesuré, et a très probablement découragé certain·es manifestant·es de venir jusqu’au lieu du rassemblement. Certain·es ne comprenaient d’ailleurs même pas s’il était bien autorisé. L’accès était par ailleurs rendu totalement impossible aux personnes à mobilité réduite.

D’autre part, la préfecture avait autorisé, selon notre demande, que le rassemblement se tienne en face du 93 avenue de Paris. Lorsque notre équipe syndicale est arrivée sur les lieux, avec une camionette dont nous avions fait mention dans la déclaration de rassemblement, les services de police les ont informé·es que le rassemblement ne pourrait pas se tenir au lieu prévu, mais qu’il se tiendrait 200 mètres plus loin, dans une rue difficilement accessible. Montrer le récépissé de la préfecture n’y a rien fait. Les agents de police en sont venus à menacer notre équipe d’embarquer notre camionette à la fourière.

Cette décision des services de police était contraire aux informations données par la préfecture, et représente à nos yeux une grave entrave au droit de manifester.

L’Union Syndicale Solidaires 91 dénonce ces méthodes dissuasives à l’encontre du droit inaliénable de manifester.

L’UEVE et ses personnels doivent refuser d’appliquer la loi immigration !

Dénoncée par l’ensemble des organisations syndicales et étudiantes, les ONG, les associations de défense des droits des étranger·es ainsi que la Défenseure de droits, la Loi Immigration de G. Darmanin a été adoptée le 19 décembre par les parlementaires de la majorité présidentielle, LR et le RN, main dans la main.

Cette loi xénophobe vise à instaurer une multitude de dispositions législatives contre les immigré·es. Dans notre secteur, cette loi ferme les portes de l’université et des organismes de recherche en introduisant des régressions intolérables pour les droits des étanger·es et notamment pour les étudiant·es, mais aussi pour les salarié·es de nos établissements. Elle renforcera la précarité des personnes étrangères vivant en France.

Pour les étudiant·es étranger·es, cette loi durcira les conditions d’accès à l’enseignement supérieur et la recherche avec notamment :

  • le dépôt d’une caution de retour obligatoire pour pouvoir étudier,
  • l’inscription dans le code de l’éducation de frais de scolarité différenciés 16 fois plus élevés pour les étudiant·es et doctorant·es étranger·es hors UE,
  • le contrôle accru et la possibilité de retrait de la carte de séjour portant la mention « étudiant »,
  • le contrôle renforcé des visas long séjour,
  • la mise en place de quotas d’étudiant·es étranger·es.

Cette loi est une rupture majeure pour notre pays. Les universités et les organismes de recherche doivent rester des lieux d’accueil et d’émancipation pour toutes et tous, sans conditions de nationalité ou préférence nationale.

Pour nos organisations, il n’est pas possible de voir ces dispositions appliquées aux étudiant·es et personnels étranger·es, comme il n’est pas possible que l’ensemble de cette loi, qui reprend les thèses et les revendications historiques de l’extrême droite comme la préférence nationale, soit mise en œuvre.

Nos organisations syndicales appellent :

  • La présidance de l’UEVE à refuser d’appliquer cette loi, et en particulier la mise en place des cautions de retour et des frais de scolarité différenciés ;
  • Les responsables de filières et services de scolarité à refuser de participer à la mise en place des quotas d’étudiant·es étranger·es. ;
  • Les enseignant·es à refuser de mettre en œuvre tout type de contrôle accru des étudiant·es étranger·es. Les même règles doivent s’appliquer à tou·tes les étudiant·es ;
  • Tous les personnels et étudiant·es à participer aux mobilisations à venir contre la loi immigration, notamment aux mobilsations prévues à Paris : Manifestations dimanche 14 et 21 janvier (Pour le 14/01 : Départ 15h Place de la République)

15 décembre 2023 – Cessez-le-feu à Gaza (4)

Nos organisations appellent à se rassembler pour exiger :

  • Le cessez-le-feu immédiat et permanent ;
  • La fin du blocus de Gaza ;
  • La fin de la colonisation et de l’occupation des territoires Palestiniens.

Rassemblement Vendredi 15 décembre à 18h

Place des droits de l’homme et du citoyen, Évry-Courcouronnes

Venez nombreux·ses pour renforcer la solidarité avec les Palestinien·nes

Élections CSE à transdev coeur d’Essonne

L’Union syndicale Solidaires défend les travailleuses et les travailleurs en France, quels que soient leur statut, leur origine, leur sexe et leur culture. Nous sommes indépendants des patrons, de l’État et des organisations politiques. Elle regroupe tous les syndicats SUD et Solidaires.

Face aux injustices, nous avons décidé de nous organiser. Nous savons que si nous restons isolés nous sommes en position de faiblesse face aux attaques des patrons, des directions, des hiérarchies ou de l’État pour défendre nos droits et libertés.

Se syndiquer et voter pour Solidaires, c’est disposer d’un outil pour ne pas être seul au quotidien, pour défendre ses droits et ses intérêts, faire face à l’arbitraire, défendre nos salaires, protéger notre santé.

À l’Union Syndicale Solidaires, c’est votre quotidien qui nous intéresse, que nous partageons et souhaitons améliorer, transformer pour vous et avec vous. Nous sommes en train de construire une nouvelle équipe motivée, qui se propose de vous représenter et de renforcer ce véritable outil qu’est le CSE pour l’intérêt des salariés du site.

Nous ne sommes pas la pour vous faire des promesses qui seront oubliées après les élections. Pas non plus pour cogérer votre sécurité et vos carrières avec la Direction. Nous porterons des objectifs revendicatifs décidés avec vous, et nous travaillerons à créer le rapport de force permettant de les atteindre.

Notre ligne de conduite est simple : un syndicalisme de lutte et indépendant !
Nous travaillerons avec tous ceux qui le veulent avec des objectifs communs. Améliorer les conditions de travail, nos salaires, nos conditions de vie sont nos objectifs constants ! Nous agirons en toute transparence systématiquement de nos actions et rendrons compte Nous serons toujours là pour vous défendre TOUTES et TOUS sans aucune discrimination. Nous lutterons pour conserver nos acquis sociaux encore existants, et pour en construire de nouveaux, liés à l’évolution de nos métiers et nos postes de travail. Nous rechercherons l’unité d’action avec les organisations syndicales sur la base de revendications communes.

Pour un syndicat de lutte qui défend les salariés :

Votez SUD-Solidaires Urbains et interurbains

et pour notre tête de liste Kamal Benziane !

Nos revendications à Transdev Coeur d’Essonne :

Pour des salaires plus élevés et plus égalitaires Solidaires éxige :

– Une revalorisation de 5% du salaire de base.

– D’inclure les coupures dans le temps de travail effectif.

– L’instauration d’un avenant comportant des critères plus justes et équitables pour les primes d’intéressement.

– La mise en place d’une prime d’assiduité.

– Une prime de départ en retraite égale à celle des conducteurs pour tous les salariés.

– Une prime repas de 6.50 euros pour tous les services sans diminution des autres primes.

– La rémunération des astreintes effectuées en dehors du lieu de travail.

– L’augmentation des paliers sur la grille d’ancienneté en s’alignant sur la grille de la convention collective des urbains.

– Une prime du samedi.

– La revalorisation de la prime de transport à hauteur de 50 % du prix de la carte Navigo et à 100% pour les services à coupure.

– Une prime d’absence d’accidents trimestrielles.

– Une prime de triple service dans la journée.

– Le Payement des primes dans le mois.

Pour un temps de travail adapté, Solidaires éxige :

– La suppression de l’avenant n°1 sur le choix des roulements.

– Le calcul des heures à la quatorzaine comme le prévoit notre convention collective.

– La garantie de 35h de temps de travail effectif hebdomadaire.

– Une coupure minimale entre les deux vacations de 5h pour les programmes de 12 à 14h d’amplitude, afin de garantir une journée de 8h maximum.

Une pause minimale de 30 mn en une fois pour les services en continu.

– Deux poses de 20 mn en une fois par vacation pour les services en coupure (20 mn le matin et 20 mn l’après-midi), en plus des 7 mn de prise en charge des clients.

– La suppression des programmes en deux vacations le samedi et dimanche.

Pour de meilleures conditions de travail Solidaires éxige :

– La suppression de l’avenant sur le choix des roulements

– La prise en charge 2 jours par an pour enfant malade.

– Le respect de l’engagement pris par la direction concernant la mise en place de l’extranet pour faciliter les échanges de service entre les conducteurs et toutes autres demandes (congé, planning etc.)

– La création des tuteurs de ligne pour une remontée des préoccupations des salariés.

– Des moyens supplémentaires pour le service régulation pour l’aide des conducteurs.

– L’augmentation du nombre d’agents de médiation pour une meilleure prés ence sur le terrain.

– L’augmentation du temps de parcours pour être en phase avec la réalité des services.

– La Création de programme d’astreinte au dépôt pour permettre aux conducteurs de se recaler et avoir des pauses en cas de retard important.

– Des sanitaires et un coin repos à chaque terminus.

– L’Augmentation du budget social du CSE pour plus d’activité.

– La mise en place des chèques vacances.

– La mise en place ticket restaurant pour les salariés non roulants.

1er décembre 2023 – Cessez-le-feu à Gaza (3)

Nos organisations appellent à manifester pour exiger :

  • Le cessez-le-feu immédiat et permanent ;
  • La fin du blocus de Gaza ;
  • La fin de la colonisation et de l’occupation des territoires Palestiniens.

Rendez-vous

Vendredi 1er décembre à 18h

Place des droits de l’homme et du citoyen

Évry-Courcouronnes