Rdv dimanche 15 juin à 15h à la gare de Palaiseau-Villebon.
Profitant du climat actuel de fascisation de la société, tout en l’alimentant, le gouvernement a annoncé la création de nombreux nouveaux Centre de Rétention Administrative (CRA) partout en France: à Dijon, Oissel, Nantes, Goussainville, Nice, Dunkerque, Mayotte, etc… Une grosse opération qui vise un doublement des places en CRA d’ici 2027 (3 000, contre près de 1 500 en 2017).
Le gouvernement veut également augmenter la durée de rétention (passant de 90 à 180 voire 210 jours) comme chaque gouvernement le fait depuis des décennies. Chacun apporte ses nouvelles mesures plus inhumaines et violentes pour alimenter les fantasmes xénophobes : il faudrait se « défendre » face à l’immigration et le mythe de « l’appel d’air ». Les instrumentalisations de faits divers impliquant des personnes ayant reçu une OQTF ont permis à l’extrême droite de faire progresser ses idées racistes, assimilant l’étranger à un danger.
Cette pression xénophobe permet à l’Etat de poursuivre sa politique de tri des étrangers où il faudrait justifier d’un danger mortel pour avoir le droit de vivre où l’on veut. Les CRA incarnent toute la violence du racisme d’Etat, ils sont les rouages de la chasse aux sans papiers que l’Etat a mise en place pour exploiter ces hommes et ces femmes privées de droit. Ils sont la conséquence d’une vision raciste, issue de siècles de colonisation, qui permet aux privilégiés du Nord de circuler sur la planète librement quand d’autres doivent le faire au péril de leur vie.
L’UE paye les pays à ses portes pour traquer, emprisonner et renvoyer les personnes migrantes. Elle est responsable des morts en Méditerranée, dans le désert et de toutes les violations des droits humains comme le retour de l’esclavage en Libye. Le 12 mai, le Sénat a également voté pour retirer aux associations présentes en CRA (Cimade – France Terre d’Asile …) leur mission de conseil juridique. Ces missions seront désormais confiées à l’Ofii, organisme sous tutelle du ministère de l’intérieur. Autant dire que le respect des droits des personnes retenues pourra être entravé sans plus aucun droit de regard.
Face à cette montée de la déshumanisation des personnes sans-papiers, il est urgent de riposter.
Pour l’égalité des droits, abolition des CRA et liberté de circulation pour toutes et tous!
Rendez vous le dimanche 15 juin à 15h à la gare de Palaiseau-Villebon pour une manifestation unitaire jusqu’au CRA de Palaiseau.
Même si des changements sont intervenus à la sous-préfecture de Palaiseau, la situation est toujours totalement inacceptable pour un grand nombre d’usagers étrangers. Le Point d’Accueil Numérique (PAN) n’est plus en accès libre et il faut avoir recours au numérique pour avoir accès au Point d’Accueil Numérique… Il est devenu quasiment impossible d’obtenir un formulaire papier. Les délais sont inacceptables pour obtenir un rendez-vous de renouvellement en sous-préfecture, pour les jeunes qui ont droit à un titre de séjour et qui attendent jusqu’à 2 ans sans réponse de la sous-préfecture, ou pour obtenir un simple rendez-vous de renouvellement de récépissé. Tout ceci entraîne des ruptures de droits à rallonge, qui plongent de plus en plus de personnes dans la précarité.
Nous devons amplifier la mobilisation ! Le collectif Exiles 91 (dont Solidaires est membre) continue donc les rassemblements. Le prochain rassemblement est le Vendredi 11 avril à 8h30
Partager autour de vous, Venez si vous le pouvez/voulez. Nous espérons être nombreux·ses !
Pour la journée du 5 décembre, l’Union Syndicale Solidaires 91 appelle à se mettre en grève dans toute la fonction publique, et à organiser des Assemblées Générales interprofessionnelles de grévistes dans toutes les villes du département !
Une liste des Assemblées Générales et des manifestations locales prévues :
Corbeil-Essonnes : rdv à partir de 10h au premier étage de la maison des associations, 15 avenue Strathkelvin, 91100, Corbeil-Essonnes
Massy : rdv à partir de 10h à la maison des syndicats, 14 rue du chemin des femmes, 91300, Massy
Université d’Évry : Appel FSU/SUD/UNEF (à lire ici) à participer à l’AG des personnels du 3 décembre (12h à 13h30 Grand Amphi – Bâtiment IDF) pour y interpeller la présidence.
Étampes : Rassemblement à 10h place de la mairie puis manifestation jusqu’à la communauté de commune.
Brétigny : rassemblementà partir de 8h, à la gare. Puis manifestation vers l’inspection de Brétigny.
Sainte-Geneviève des bois : AG à 9h à la mairie, salle de la Châtaigneraie.
La Norville : Assemblée Générale à partir de 9h, dans la salle du parc de la mairie, à côté du terrain de pétanque.
Ces AG seront suivies de départs collectifs pour la manifestation prévue à Paris, départ 14h de Bercy, direction Place d’Italie.
Projection au Cinémassy le 17 octobre à 20h, suivi d’une discussion avec des militants syndicaux.
L’affaire France Telecom – Orange, racontée pour la première fois par celles et ceux qui ont mené le combat.
Le 30 septembre 2022, la condamnation des dirigeants de France Télécom/Orange pour « harcèlement moral institutionnel » a été confirmée en Cour d’appel. C’est sans doute le procès le plus emblématique en France de ce qu’il est convenu aujourd’hui d’appeler « la souffrance au travail ». Une affaire hors norme qui a mobilisé un travail judiciaire colossal. Un procès qui fera date et auquel, déjà, se réfèrent d’autres affaires similaires à la SNCF, au Crédit lyonnais, à la Poste, etc. Car ce qui s’est passé à France Télécom entre 2005 et 2010 n’est pas une exception honteuse dans l’univers des grandes entreprises du CAC 40, mais le résultat de restructurations internes dictées par la seule logique financière et, pour accélérer ces changements, d’un néo-management toxique et autoritaire.
Ce film est l’histoire du combat inédit des organisations syndicales, dont Sud-PTT a été le principal acteur, contre une direction d’entreprise animée « quoi qu’il en coûte » par la seule performance économique et financière. Ce qu’il en a coûté, ce sont 39 victimes recensées par le Parquet : 8 qui ont subi une dépression ou ont été mises en arrêt de travail, 12 qui ont tenté de se suicider et 19 qui se sont donné la mort. Puis tous les invisibles, ceux et celles qui ont été cassés ou ont plié, qui n’ont pas pu ou pas voulu aller en justice ; ceux qui sont partis « par la fenêtre ou par la porte », qui ont tenté une échappée laissant derrière eux une part de leur histoire, de leur métier, de leur fierté professionnelle.
Décider d’aller en justice n’a pas été simple. Il a fallu vaincre des résistances, y compris au sein des syndicats eux-mêmes, plus habitués à manifester ou faire grève qu’à investir une salle de tribunal. Ces questionnements, les témoignages de professionnels du droit, de la médecine du travail, de sociologues ou psychologues, d’écrivains ou réalisateurs… viennent éclairer tout au long du film cette question de la souffrance au travail dont le procès France Télécom a été le révélateur le plus saisissant.
Au-delà de la simple dénonciation des dérives du management post-moderne, il nous a paru important de questionner le travail lui-même, sa finalité, son sens, les conditions dans lesquelles il se réalise, les nouveaux leviers dont l’action syndicale peut s’emparer. Car enfin, jamais les questionnements sur le travail (« intensification » et « ubérisation » du travail, démissions en chaîne, refus des « bullshit jobs », réorientations…) n’ont été aussi nombreux qu’aujourd’hui. Si notre film se veut la mémoire de « l’affaire France Télécom », il doit aussi servir à mettre le travail en débat.