Le gouvernement doit dès maintenant retirer son projet !

Depuis le 19 janvier, la population se mobilise massivement contre la réforme des
retraites. Les différentes journées à l’appel de toutes les organisations syndicales et
de jeunesse ont rassemblé des millions de travailleurs et travailleuses, jeunes et
retraité.e.s.
Le 16 février, face à l’absence de réponse du gouvernement et du président de la
République, l’intersyndicale a appelé à mettre la France à l’arrêt le 7 mars. Elle est
forte du soutien des 3/4 de la population et de 94% des actifs qui refusent le recul
de l’âge légal de départ à 64 ans et l’allongement de la durée de cotisations.
Le 7 mars, ce sont plus de 3 millions de travailleurs et travailleuses, du public
comme du privé, jeunes et retraité.e.s, qui se sont mobilisés, par la grève et/ou la
manifestation.
C’est une journée historique par l’ampleur de ces grèves et de ces mobilisations.
Des milliers d’écoles et de lieux d’études fermés, des entreprises privées, des
administrations, et des villes à l’arrêt. Plusieurs centaines de manifestations et
d’actions sur l’ensemble du territoire pour demander le retrait du projet de loi
retraites.
A ce jour, ces mobilisations énormes conduites par une intersyndicale unie n’ont
reçu aucune réponse de la part du gouvernement. Cela ne peut plus durer. Le
silence du président de la République constitue un grave problème démocratique
qui conduit immanquablement à une situation qui pourrait devenir explosive. En
responsabilité, l’intersyndicale adressera un courrier lui demandant à être reçue en
urgence pour qu’il retire sa réforme.
L’intersyndicale appelle à une nouvelle mobilisation interprofessionnelle ce samedi
11 mars puis dès la semaine prochaine, à une journée de manifestations et de
grève, le mercredi 15 mars, jour de la commission mixte paritaire, moment
important du calendrier parlementaire.
Elle appelle toute la population à continuer la mobilisation et les actions, encore
plus massivement pour dire non à cette réforme injuste et brutale.

Afin de les aider à s’organiser pour gagner, nos organisations de
l’éducation appellent tous les collègues du département à se
réunir :
Le mercredi 15 mars à 9h30 à la Maison des syndicats
(Place des terrasses de l’Agora à EVRY)

À partir du 7 mars, on bloque tout !

Les organisations syndicales et de jeunesse saluent la mobilisation de ces millions de travailleurs.euses, jeunes, retraité.e.s qui, depuis le 19 janvier, expriment leur opposition à cette réforme des retraites.

Malgré la propagande du gouvernement qui ne convainc pas du bien-fondé de sa réforme, l’écrasante majorité de la population comme 90% des salarié.e.s font preuve de « bon sens » et rejettent cette réforme brutale, inacceptable et inutile.

En opposition à ce projet de réforme des retraites, l’unité des organisations syndicales a construit un mouvement social solide, déterminé, ancré dans le paysage social de tout le pays. Il révèle également l’inquiétude face à la désertification des territoires, le manque de services publics, les incertitudes en matière d’emploi, de salaires et de pouvoir d’achat.

En complément de ces manifestations, c’est plus d’un million de personnes qui ont signé et diffusent la pétition en ligne proposée par les organisations syndicales. Cette opposition à la réforme touche désormais toutes les strates de la population.

Malgré cela, le gouvernement et le président de la République restent sourds et dégradent la cohésion sociale du pays en refusant toujours de retirer ce projet injuste.

C’est pourquoi, les organisations syndicales départementales de l’Essonne appellent à se mettre en grève mardi 7 mars et à se réunir partout en AG pour mettre au vote la grève reconductible à partir du 7.

Nous appelons de plus à une manifestation locale à Évry jeudi 9 mars !

Manifestation à Évry Jeudi 9 mars à 12h

Tous mobilisés à partir du 6 mars pour défendre nos salaires et nos retraites !

Solidaires, FO et la CGT dénoncent l’inégalité de traitement au sein de l’entreprise : nous affirmons qu’à travail égal, le salaire doit être égal. Nous revendiquons le nivellement des salaires par le haut.


À propos du niveau de salaire : l’inflation frappe durement les salariés de ce pays, aligner les plus bas salaires sur les plus hauts sans revaloriser ces derniers ne serait pas une mesure suffisante. Il faut réévaluer le taux horaire le plus favorable de l’entreprise de 8% avant d’aligner TOUS les salaires sur ce taux réévalué.

Si la direction ne veut pas l’entendre, elle va au devant d’un conflit. Solidaires, FO et la CGT vont faire tout leur possible pour que les salariés de FOE participent au mouvement national interprofessionnel contre la retraite à 64 ans à partir du 07 mars.

La direction doit s’attendre au même niveau de mobilisation sur la problématique salariale que sur la problématique des retraites si elle n’entend pas les revendications portées par les représentants de Solidaires, FO et de la CGT.

Évry le 28 février 2023

19 janvier 2023 – En grève et dans la rue pour nos retraites jeudi 19 janvier !


La Première Ministre a annoncé ce 10 janvier 2023 le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans avec une accélération de l’augmentation de la durée de cotisation.
Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs et travailleuses, et plus particulièrement celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et celles et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue.


Elle va aggraver la précarité de celles et ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes.
Le système de retraites par répartition n’est pas en danger, rien ne justifie une réforme aussi brutale.

Attachées à un meilleur partage des richesses, les organisations syndicales n’ont eu de cesse pendant la concertation avec le Gouvernement de proposer d’autres solutions de financement, à commencer par l’amélioration de l’emploi des seniors. Jamais le gouvernement, arcbouté sur son projet, ne les a étudiées sérieusement.


Suite à l’annonce de la réforme gouvernementale, toutes les organisations syndicales
nationales se sont réunies pour construire une réponse commune de mobilisation
interprofessionnelle. Celle-ci prendra la forme d’une première journée de grèves et de
manifestations le 19 janvier 2023.

Les organisations syndicales de l’Essonne appellent toutes et tous les salarié·es à se mettre en grève pour cette première journée de mobilisation.

Nous appelons aussi l’ensemble des salarié·es, étudiant·es, privé·es d’emploi, retraité·es à
participer à la :

Manifestation à Paris
Départ de la Place de la République à 14h
Parlons retraites !!

Venez échanger sur la réforme des retraites mercredi 25 janvier à partir de 18h à la maison des syndicats d’Évry

La riposte sociale commence le 1er mai

Réélu grâce au vote barrage contre l’extrême droite, Emmanuel Macron nous promet une guerre sociale sans précédent dans les années à venir. Un régime politique encore plus centralisé avec le possible retour du septennat et une accélération des procédures parlementaires. Une casse de notre système social avec la retraite à 65 ans et la suppression de différents régimes spéciaux, le conditionnement du RSA à une activité, la poursuite de la réforme de l’assurance chômage. Enfin la continuité des politiques sécuritaires et racistes avec par exemple le durcissement de l’accès au titre de séjour.
Face à ces atteintes, il faudra un mouvement social fort, et cela passe par le 1er mai qui devra être un temps fort de la mobilisation pour les salaires, les pensions, la protection sociale, les emplois, les services publics, l’engagement de la rupture écologique, la paix.
Bien que battu, le Rassemblement National était, pour la première fois, en mesure de l’emporter.

Marine Le Pen a obtenu 41,46% (soit 13 millions) des voix en France, et 34,57 % en Essonne. Au delà de l’extrême droite institutionnelle, le nombre d’agressions par des groupes fascistes ne cesse d’augmenter, souvent dans la plus grande impunité. Ce doit être pour le mouvement syndical un signal d’alarme fort, et un des enjeux des cinq années à venir sera de lutter contre l’extrême droite et ses idées dans la rue et les lieux de travail et d’études. Ce 1er mai doit aussi être l’occasion de rappeler que l’extrême droite est notre ennemie mortelle et que le fascisme tue !

Les organisations syndicales CGT 91, FSU 91, et Solidaires 91 appellent les salarié·es, retraité·es, privé·es d’emploi, et étudiant·es d’Essonne à faire de ce 1er mai une première étape dans la construction d’un mouvement social fort et unitaire pour le quinquennat à venir, et à rejoindre la manifestation régionale parisienne qui démarrera Place de la République à Paris à 14h30.

5 avril 2022 – Continuons à faire entendre la voix des AESH pour gagner !

Depuis un an, les mobilisations des AESH ont été des succès incontestables, démontrant que la colère s’amplifie. Ces journées d’action, largement relayées dans les médias, rassemblent des cortèges imposants partout en France : la mobilisation ne faiblit pas.
Les AESH aspirent à exercer leur métier dans des conditions dignes mais le ministre reste sourd à leurs revendications. Elles et ils contribuent pleinement par leur professionnalisme à la réussite de la scolarisation des élèves en situation de handicap. Pourtant, le ministère poursuit son attitude méprisante en leur imposant :

  • la précarité, un salaire insuffisant et des temps incomplets qui les contraignent au cumul d’emploi ;
  • les PIAL qui dégradent leurs conditions de travail. C’est une politique du chiffre au détriment de la santé mentale et physique qui aboutit à de nombreuses démissions ;
  • la perte de sens de leur métier, notamment par le saupoudrage de l’accompagnement des élèves.
  • le manque de reconnaissance par l’institution.

La journée de lutte pour les droits des femmes le 8 mars a été l’occasion de rappeler que 92% des AESH sont des femmes. La précarité, qui leur est imposée, contribue aux inégalités salariales dans l’Éducation nationale et à leur dépendance financière. Le sort qui leur est réservé s’inscrit dans une politique inacceptable de précarisation des personnels de la Fonction publique. L’obtention d’un statut pour les AESH serait une victoire pour l’ensemble des personnels du service public d’éducation.
Leurs revendications sont plus que jamais légitimes. L’intersyndicale nationale FSU, CGT, SUD-Solidaires, SNALC et SNCL appelle les AESH à une nouvelle journée d’action le mardi 5 avril et à se mobiliser massivement par la grève et la manifestation pour :

  • augmenter les rémunérations de toutes et tous les AESH sur toute leur carrière,
  • leur garantir la possibilité de travailler à temps complet pour vivre dignement de leur travail ;
  • abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens ;
  • créer un véritable statut de la Fonction publique, de catégorie B, pour reconnaître le métier d’AESH ;
  • donner l’accès à des formations qualifiantes à la hauteur des missions ;
  • recruter les AESH qui manquent pour permettre à tous et toutes les élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement correspondant pleinement à leurs besoins.


C’est pourquoi l’intersyndicale appelle à poursuivre ce mouvement avec l’ensemble des personnels pour obtenir la satisfaction des revendications des AESH. Elle appelle à faire du mardi 5 avril une grande journée nationale de grève et de mobilisation dans les départements et académies.

En Essonne, l’intersyndicale FSU, CGT, SUD et la FCPE appellent à se rassembler à Évry, place des terrasses de l’Agora à 10h, puis à rejoindre la manifestation parisienne de l’après-midi.

Les assemblées générales doivent être l’occasion de débattre pour renforcer la mobilisation dans l’action commune la plus large possible et construire, à l’instar des AESH du 94 en grève illimitée contre le PIAL,le rapport de force nécessaire qui permettra de gagner sur les revendications.

Amplifions la mobilisation ! Dans l’action le 20 janvier, préparons une grève massive le 27 janvier!

Le jeudi 13 janvier a été une journée de grève d’une ampleur exceptionnelle. Les annonces faites par le premier ministre et le ministre de l’Éducation nationale ne sont pas suffisantes. Néanmoins, elles ont montré que la grève des personnels et de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative a un impact fort, et que nous pouvons obtenir satisfaction sur nos revendications.

Après des années de réduction de moyens et de contre-réforme, la situation est intenable dans l’Éducation nationale. Le chaos engendré par la gestion de la crise sanitaire le montre. Des réponses fortes sont nécessaires, au-delà des engagements pris par le Premier ministre et le ministre de l’Éducation nationale. Il faut immédiatement reporter les épreuves de spécialités de mars et les organiser plus tard sur la base des programmes prévus pour des épreuves en mars, annuler les évaluations de mi-CP et d’écoles, supprimer les APC pour l’ensemble des enseignant.es, alléger des tâches de direction (notamment le report de la rédaction des projets d’école), créer tous les postes nécessaires pour assurer les remplacements, au-delà du recours aux listes complémentaires dans le premier degré annoncées, et doter les écoles et établissements en matériel de protection en nombre suffisant, bien au-delà des volumes annoncés et y compris pour les élèves. Personnels, élèves et parents ont besoin de stabilité, pour travailler et étudier dans un environnement serein et sécurisé.

Au-delà, l’école a un besoin urgent d’investissement. Il faut un collectif budgétaire pour permettre des recrutements massifs et réduire les effectifs dans les classes. Il faut augmenter les salaires des personnels, au-delà des annonces du Grenelle de l’Éducation, dans le cadre du dégel du point d’indice et d’augmentations indiciaires. Il faut répondre aux revendications des AED et AESH, en première ligne face à la crise sanitaire et sa gestion catastrophique.

La colère des personnels, des parents et des lycéen·nes n’est pas retombée !

L’heure est à la poursuite de la mobilisation !

Pour obtenir satisfaction sur les revendications, nos organisations appellent personnels, parents et lycéen·ne·s :

• à lister les besoins dans les écoles, les établissements et les services et à se réunir pour discuter des suites de la grève du 13 janvier.

• à poursuivre les actions dans les prochains jours : diffusion de tracts, affichage, accrochages de banderoles…

• à faire du 20 janvier, une journée grève de mobilisation et de préparation de la grève massive du 27 janvier.

• à participer à la manifestation parisienne du 20 janvier (rendez-vous à venir)

Cette semaine de mobilisation doit déboucher sur une grève massive le 27 janvier dans le cadre de l’appel interprofessionnel, au côté des salariés du privé et des autres agents du public, confrontés eux aussi aux mesures d’austérité du gouvernement et du patronat.