5 avril 2022 – Continuons à faire entendre la voix des AESH pour gagner !

Depuis un an, les mobilisations des AESH ont été des succès incontestables, démontrant que la colère s’amplifie. Ces journées d’action, largement relayées dans les médias, rassemblent des cortèges imposants partout en France : la mobilisation ne faiblit pas.
Les AESH aspirent à exercer leur métier dans des conditions dignes mais le ministre reste sourd à leurs revendications. Elles et ils contribuent pleinement par leur professionnalisme à la réussite de la scolarisation des élèves en situation de handicap. Pourtant, le ministère poursuit son attitude méprisante en leur imposant :

  • la précarité, un salaire insuffisant et des temps incomplets qui les contraignent au cumul d’emploi ;
  • les PIAL qui dégradent leurs conditions de travail. C’est une politique du chiffre au détriment de la santé mentale et physique qui aboutit à de nombreuses démissions ;
  • la perte de sens de leur métier, notamment par le saupoudrage de l’accompagnement des élèves.
  • le manque de reconnaissance par l’institution.

La journée de lutte pour les droits des femmes le 8 mars a été l’occasion de rappeler que 92% des AESH sont des femmes. La précarité, qui leur est imposée, contribue aux inégalités salariales dans l’Éducation nationale et à leur dépendance financière. Le sort qui leur est réservé s’inscrit dans une politique inacceptable de précarisation des personnels de la Fonction publique. L’obtention d’un statut pour les AESH serait une victoire pour l’ensemble des personnels du service public d’éducation.
Leurs revendications sont plus que jamais légitimes. L’intersyndicale nationale FSU, CGT, SUD-Solidaires, SNALC et SNCL appelle les AESH à une nouvelle journée d’action le mardi 5 avril et à se mobiliser massivement par la grève et la manifestation pour :

  • augmenter les rémunérations de toutes et tous les AESH sur toute leur carrière,
  • leur garantir la possibilité de travailler à temps complet pour vivre dignement de leur travail ;
  • abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens ;
  • créer un véritable statut de la Fonction publique, de catégorie B, pour reconnaître le métier d’AESH ;
  • donner l’accès à des formations qualifiantes à la hauteur des missions ;
  • recruter les AESH qui manquent pour permettre à tous et toutes les élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement correspondant pleinement à leurs besoins.


C’est pourquoi l’intersyndicale appelle à poursuivre ce mouvement avec l’ensemble des personnels pour obtenir la satisfaction des revendications des AESH. Elle appelle à faire du mardi 5 avril une grande journée nationale de grève et de mobilisation dans les départements et académies.

En Essonne, l’intersyndicale FSU, CGT, SUD et la FCPE appellent à se rassembler à Évry, place des terrasses de l’Agora à 10h, puis à rejoindre la manifestation parisienne de l’après-midi.

Les assemblées générales doivent être l’occasion de débattre pour renforcer la mobilisation dans l’action commune la plus large possible et construire, à l’instar des AESH du 94 en grève illimitée contre le PIAL,le rapport de force nécessaire qui permettra de gagner sur les revendications.

25 janvier 2022 – RÉGULARISATION DES POSTIERS SANS PAPIERS !

Depuis le 15 novembre 2021, plus de 70 salariés sans titre de séjour travaillant pour DPD au Coudray-Montceaux ou pour d’autres établissements de filiales de la Poste se sont mis en grève.

Le PDG de La Poste se félicite régulièrement des profits réalisés dans le secteur du colis, liés à la croissance du e-commerce. Mais, entre les clicks et les livraisons, il y a une réalité humaine et sociale dont le service communication de La Poste ne parle jamais : l’exploitation des travailleuses et des travailleurs du colis. Celle des salarié·e·s de La Poste, fonctionnaires et CDI, dont les conditions de travail ne cessent de se dégrader depuis des années. Et il y a celle, encore plus féroce, des CDD, intérimaires, sous-traitants. Les plus exploités, les plus précaires sont les travailleurs sans-papiers.

Ces travailleurs en grève dénoncent la maltraitance à leur égard, organisée par la Poste à travers la cascade de sous-traitance : La POSTE → DPD → Derichebourg → Derichebourg Interim et Mission Interim.

Ils dénoncent :

– les erreurs systématiques sur leurs feuilles de paye,

– les heures et les semaines non payées,

– les conditions de travail inhumaines (15 minutes pour le déchargement d’un camion),

– l’absence de délai de prévenance lors des modifications d’horaires,

– la désinvolture totale à leur égard concernant les horaires, qui consiste à les mettre en pause plusieurs heures ou à les libérer à minuit et demi en pleine campagne, sans transports en commun. Ils exigent le respect et veulent pouvoir se défendre dans le cadre de la réglementation du travail.

Ils demandent l’internalisation de la sous-traitance, la suppression de l’intérim et la délivrance des documents que doit fournir leur employeur pour permettre leur régularisation.

Avec eux, nous demandons aux préfectures la régularisation sur simple preuve de travail.

Dernièrement, l’inspection du Travail a organisé une réunion entre les grévistes, les syndicats qui les soutiennent d’une part et les responsables de DPD et de Derichebourg. Derichebourg après avoir convenu de délivrer les attestations de concordance et un certain nombre de cerfas fait depuis des difficultés. Ses dirigeants prétendent maintenant ne reconnaître personne.

Du côté de la préfecture d’Évry, ce n’est pas mieux. Le 21 décembre dernier, nous avions manifesté entre le bureau de poste d’Évry et le bâtiment de la préfecture. Ce jour-là nous avions été reçus par le directeur de cabinet-adjoint du préfet. Il nous avait interrogé, écouté attentivement puis nous avait assuré qu’après le retour de vacances du préfet, la préfecture reviendrait vers nous. Nous attendons toujours.

Nous appelons à une nouvelle manifestation entre la Poste d’Evry et la Préfecture. Rassemblons-nous nombreux ce

mardi 25 janvier à 11h30,

Place des Terrasses de l’Agora 91000 Évry-Courcouronnes

21 décembre 2021 – Soutenons les postiers sans-papiers en grève

Avec les limitations d’accès aux magasins causées par la pandémie, le trafic du colis a explosé. Les plateformes se font une concurrence sauvage entre Amazon, Prisme, Geodis… et la Poste. La Poste avec ses différentes divisions ou filiales utilise elle aussi massivement la main-d’œuvre des travailleurs sans papiers.
Alors Sans-papiers et postier, est-ce possible ? La direction de la Poste dira que non. Non, la Poste se contente de sous-traiter. La Poste, sous le nom de Viapost, Coliposte, DPD ou Chronopost, sous-traite à des sociétés qui gèrent les colis sur les lignes de roulement. Dans ses garages et ses plateformes, la Poste et ses filiales ont confié une partie du travail à des entreprises de manutention pour contourner l’organisation syndicale et intensifier le travail.

Au DPD de Coudray Montceaux comme au Chronopost d’Alfortville, la société sous-traitante s’appelle DERICHEBOURG. Cette société a fabriqué une entreprise d’intérim, DERICHEBOURG INTERIM. DERICHEBOURG se loue ainsi du personnel à lui-même à l’aide d’un artifice juridique validé par l’État. Cela rajoute un niveau de sous-traitance qui rend encore plus difficile la défense de leurs droits.

Depuis le 15 novembre 2021, plus de 70 salariés sans titre de séjour travaillant pour DPD au Coudray-Montceaux ou pour d’autres établissements de filiales de la Poste se sont mis en grève.

Ces travailleurs en grève dénoncent la maltraitance à leur égard, organisée par la Poste à travers la cascade de sous-traitance : La POSTE → DPD →Derichebourg → Derichebourg Interim et Mission Interim.

Ils dénoncent :

– les erreurs systématiques sur leurs feuilles de paye,

– les heures et les semaines non payées,

– les conditions de travail inhumaines (15 minutes pour le déchargement d’un camion),

– l’absence de délai de prévenance lors des modifications d’horaires,

– la désinvolture totale à leur égard concernant les horaires, qui consiste à les mettre en pause plusieurs heures ou à les libérer à minuit et demi en pleine campagne, sans transports en commun. Ils exigent le respect et veulent pouvoir se défendre dans le cadre de la réglementation du travail.

Ils demandent l’internalisation de la sous-traitance, la suppression de l’intérim et la délivrance des documents que doit fournir leur employeur pour permettre leur régularisation.

Avec eux, nous demandons à la Préfecture la régularisation sur simple preuve de travail.

Pour soutenir les grévistes et exiger leur régularisation, nous appelons à une manifestation au départ de la poste centrale d’Évry :

Mardi 21 decembre a 10h

Place des terrasses de l’agora d’evry courcouronnes

Nous demandons à ce qu’une délégation de grévistes et représentants syndicaux soit reçue par le Préfet à l’issu de la manifestation.