13 mars 2024 – Rencontre débat : Extrême droite hors de nos écoles !

Venez rencontrer et échanger avec Grégory Chambat, syndicaliste et auteur du livre :

Quand l’extrême droite rêve de faire école, une bataille culturelle et sociale (éditions du croquant).

Mercredi 13 mars à 14h30

2 rue du facteur cheval, université d’Évry, Salle 111 au premier étage.

12 mars 2024 – Projection/Présentation sur l’histoire de la Palestine

Dans le cadre de la journée de mobilisation universitaire européenne pour la Palestine, le comité étudiant de soutien à la Palestine d’Evry-Courcouronnes, soutenu par SUD Éducation 91, organise une projection du court métrage : Palestine Islands.

Dans le camp de réfugiés palestiniens de Balata en Cisjordanie, Maha,12 ans, souhaite réaliser le rêve de son grand-père : retourner à Jaffa sur la terre de ses ancêtres.

Mardi 12 mars de 17h30 à 19h30 en Amphi B6 du bâtiment 1er Cycle, 15 rue André Lalande.

6 mars 2024 – Permanence Antifasciste à l’université d’Évry

Mercredi 6 mars de 17h30 à 19h30

Des camarades antifascistes de SUD Éducation et du Groupe de Résistance Antifasciste 91 seront présent·es au local SUD de l’Université d’Évry, 2 rue du facteur cheval, RDC, bureau 14.

Cette semaine, nous aurons une présentation sur la situation des prisonnières palestinien·nes donnée par des camarades du réseau Samidoun.

Venez nous rencontrer, discuter ou découvrir la bibliothèque militante (prêt de livres gratuits et sans inscription)

27 février 2024 – Choc des savoirs c’est non !

Rassemblement le mardi 27 février à 17h devant la direction académique de l’Essonne
Boulevard de France, Évry A l’occasion du comité départemental où seront présents les représentants de l’Éducation nationale et des collectivités territoriales

Contre le « choc des savoirs » : groupes de niveau qui organisent dès la 6eme le
tri scolaire et social et désorganisent les établissements, contre la classe de prépa Seconde pour les élèves recalés au DNB

Pour la création des classes et des postes nécessaires d’enseignement et
d’éducation (AESH, AED, CPE…)

Pour l’augmentation des DGH à hauteur des besoins

Contre l’augmentation de la tarification de la cantine dans les collèges de l’Essonne, pour le retour à un menu à 5 composantes.

Les organisations syndicales et de parents d’élèves de l’Essonne – qui, contrairement à la ministre, défendent l’école publique – exigent, à la hauteur des besoins grandissants, davantage d’ouvertures de classes, davantage de postes de remplaçants, une revalorisation des DGH des collèges et lycées du département, des créations de postes de CPE, de Psy-En, d’infirmières scolaires et d’assistantes sociales, des moyens supplémentaires en assistance éducative, des postes supplémentaires d’AESH et d’AED dont elles exigent qu’ils obtiennent un statut, des places supplémentaires dans les établissements spécialisés.

Elles exigent également que le conseil départemental cesse de faire des économies sur les repas des collégiens : il doit revenir à un repas avec 5 composantes au tarif précédent.

Elles sont aux côtés de tous les personnels et parents d’élèves qui se mobilisent depuis des semaines sur leurs revendications par la grève, les rassemblements, les demandes d’audience à la DSDEN, les motions dans les conseils d’administration.

Elles proposent donc de monter d’un cran et appellent tous les personnels et parents d’élèves à se rassembler massivement devant la direction académique le 27 février pour faire aboutir leurs revendications.

7 février 2024 – Permanence antifasciste à l’université d’Évry

Mercredi 7 février, 17h30 – 19h30

Des camarades antifascistes de SUD Éducation et du Groupe de Résistance Antifasciste 91 seront présent·es au local SUD de l’Université d’Évry, 2 rue du facteur cheval, RDC, bureau 14.

Venez nous rencontrer, discuter ou découvrir la bibliothèque militante (prêt de livres gratuits et sans inscription)

6 février 2024 – Conférence : Antisionisme, une histoire juive.

La section SUD Éducation de l’université d’Évry Val d’Essonne vous invite à une présentation du livre «Antisionisme, une histoire juive» par une de ses autrices, Michèle Sibony, porte-parole de l’UJFP. Elle a coordonné, avec Michel Warschawski, À contre chœur (Textuel, 2002).

Cette conférence se tiendra

Mardi 6 février entre 12h et 14h

Grand Amphi du bâtiment Île de France

23 boulevard François Mitterand, Évry-Courcouronnes

La présentation sera suivie par un temps d’échange avec la salle.

Quelques mots au sujet du livre : « Lors de la cérémonie officielle commémorant le 75e anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv, le président français déclarait devant le chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou:  Nous ne céderons rien aux messages de haine, nous ne céderons rien à l’antisionisme car il est la forme réinventée de l’antisémitisme. Cette affirmation est le point d’orgue d’un processus d’assimilation de toute critique de l’État d’Israël à l’antisémitisme et qui ignore délibérément l’opposition d’intellectuel·les, de rabbins, de militant·es et d’organisations juives au projet puis aux objectifs, faits et méfaits de l’État israélien. On retrouvera dans ce recueil les prises de position venues de divers horizons intellectuels, toutes contestant, pour des raisons morales ou politiques, la légitimité, l’intérêt et les conséquences du projet sioniste. Hannah Arendt, Daniel Bensaïd, Judith Butler, Hilla Dayan, Isaac Deutscher, Henryk Erlich, Karl Kraus, Ilan Pappé, Maxime Rodinson, Abraham Serfaty, ou encore Michel Warschawski sont quelques-uns des noms qui jalonnent ce recueil de textes courant de 1885 à 2020 où se fait entendre la diversité des voix – religieuses ou révolutionnaires, libérales ou humanistes – qui se sont élevées contre le sionisme en Occident, au sein du monde arabo-musulman et en Israël même. »

Règlements de compte en série à l’IUT d’Évry

Depuis le changement de direction à l’IUT d’Évry en septembre 2022 nous assistons à une série de règlements de compte politiques et à une grave attaque contre la démocratie interne de notre université.

Nous vous avions déjà alerté en Janvier 2023 sur le sort réservé à notre collègue Ouidad Abdelmohcine. Enseignante à l’UEVE depuis 15 ans, elle s’était vue promettre un CDI avant d’apprendre la veille des vacances de fin d’année que l’université se débarrassait simplement d’elle sans raison et sans aucune information officielle.

Aujourd’hui, c’est un autre collègue de l’IUT qui subit le même sort et les mêmes méthodes. Karim El Mali est lui aussi PAST à l’UEVE depuis 15 ans. Il enseigne à l’IUT dans le département de Management de la Logistique et des Transports (MLT) et est responsable de la Licence de Logistique et Pilotage des Flux (LPF) depuis 2010.

Dernièrement, il a été nommé PAST à temps plein pour une durée de trois ans renouvelables. Cette nomination se terminait en novembre. Alors que ni ses cours ni sa licence ne sont supprimés, alors qu’il est très apprécié de ses collègues et étudiants, il apprend de façon complètement officieuse qu’il n’est pas renouvelé. L’université ne daigne même pas le prévenir de cette décision par écrit ou par mail, dérogeant ainsi au délai légal de prévenance qui est de deux mois.

Ce que nous souhaitons dénoncer aujourd’hui, c’est aussi le fait que ces deux cas ne sont pas isolés.

Un enseignant élu démocratiquement par ses collègues à la tête du département MLT, apprend par un simple mail du directeur de l’IUT qu’il est démis de ses fonctions sans aucune motivation. Une décision d’une particulière gravité au regard des principes universitaires. Il conteste actuellement cette décision au tribunal administratif.

Plus récemment encore, l’IUT a tenté de se débarrasser d’un autre collègue présent à l’IUT depuis 14 ans, allant jusqu’à falsifier d’une part son service prévisionnel et d’autre part des déclarations à nos autorités de tutelles. Cette fois-ci, l’université finit par intervenir devant la gravité de l’affaire et le risque important de poursuites pénales pour faux en écritures publiques.

Devant une telle hécatombe, nos collègues sont en droit de se demander : et maintenant, à qui le tour ?

Tous ces collègues dont l’IUT s’est débarrassé, essaie ou a essayé de se débarrasser ont deux points communs.

Leur premier point commun est qu’ils ont soutenu ou sont parfois simplement présumés avoir soutenu la liste ayant perdu les dernières élections pour la direction de l’IUT. Il nous apparaît aujourd’hui évident que cet enchaînement aussi rapide s’apparente à un règlement de compte politique organisé, violent et contraire aux valeurs du service public et de l’enseignement supérieur.

Par principe notre syndicat ne présente pas de liste lors de ce type d’élection, mais il demeure que les règlements de compte politique au détriment des personnels sont inadmissibles dans un établissement dans lequel doit pouvoir vivre la démocratie et le respect des procédures.

Leur deuxième point commun est qu’ils sont tous d’origine marocaine. Il est difficile de croire qu’il s’agit-là d’une coïncidence, quand nous apprenons de plusieurs sources que certains collègues de l’IUT emploient dans ce contexte les expressions : « mafia marocaine », « IUT d’arabes » ou encore « Team couscous ».

Nous dénonçons fermement ces propos racistes et révoltants qui sont de plus accompagnés d’une série de mesures violentes et illégales dont le seul objectif est d’écarter une liste de personnes.

Il n’est pas acceptable que la direction de l’IUT procède ainsi à une purge de son ancienne opposition politique. Il n’est pas acceptable que des propos racistes soient tenus à l’égard de nos collègues.

Il n’est pas acceptable de se débarrasser sans raison et sans même un préavis, de collègues qui travaillent à l’UEVE depuis 15 ans.

Luttons ensemble contre la précarité, contre le racisme et pour que vive une véritable démocratie dans notre université !

L’UEVE et ses personnels doivent refuser d’appliquer la loi immigration !

Dénoncée par l’ensemble des organisations syndicales et étudiantes, les ONG, les associations de défense des droits des étranger·es ainsi que la Défenseure de droits, la Loi Immigration de G. Darmanin a été adoptée le 19 décembre par les parlementaires de la majorité présidentielle, LR et le RN, main dans la main.

Cette loi xénophobe vise à instaurer une multitude de dispositions législatives contre les immigré·es. Dans notre secteur, cette loi ferme les portes de l’université et des organismes de recherche en introduisant des régressions intolérables pour les droits des étanger·es et notamment pour les étudiant·es, mais aussi pour les salarié·es de nos établissements. Elle renforcera la précarité des personnes étrangères vivant en France.

Pour les étudiant·es étranger·es, cette loi durcira les conditions d’accès à l’enseignement supérieur et la recherche avec notamment :

  • le dépôt d’une caution de retour obligatoire pour pouvoir étudier,
  • l’inscription dans le code de l’éducation de frais de scolarité différenciés 16 fois plus élevés pour les étudiant·es et doctorant·es étranger·es hors UE,
  • le contrôle accru et la possibilité de retrait de la carte de séjour portant la mention « étudiant »,
  • le contrôle renforcé des visas long séjour,
  • la mise en place de quotas d’étudiant·es étranger·es.

Cette loi est une rupture majeure pour notre pays. Les universités et les organismes de recherche doivent rester des lieux d’accueil et d’émancipation pour toutes et tous, sans conditions de nationalité ou préférence nationale.

Pour nos organisations, il n’est pas possible de voir ces dispositions appliquées aux étudiant·es et personnels étranger·es, comme il n’est pas possible que l’ensemble de cette loi, qui reprend les thèses et les revendications historiques de l’extrême droite comme la préférence nationale, soit mise en œuvre.

Nos organisations syndicales appellent :

  • La présidance de l’UEVE à refuser d’appliquer cette loi, et en particulier la mise en place des cautions de retour et des frais de scolarité différenciés ;
  • Les responsables de filières et services de scolarité à refuser de participer à la mise en place des quotas d’étudiant·es étranger·es. ;
  • Les enseignant·es à refuser de mettre en œuvre tout type de contrôle accru des étudiant·es étranger·es. Les même règles doivent s’appliquer à tou·tes les étudiant·es ;
  • Tous les personnels et étudiant·es à participer aux mobilisations à venir contre la loi immigration, notamment aux mobilsations prévues à Paris : Manifestations dimanche 14 et 21 janvier (Pour le 14/01 : Départ 15h Place de la République)

1er Février 2024 – AG, grève et manifestation pour plus de moyens dans l’Éducation Nationale

Manifestation à Paris: départ 14h du métro Luxembourg.

AG de grévistes ouvertes à tou·tes dans le département.
Etampes, RV 10h à la bourse du travail, place du jeu de Paume.Possibilité d’un départ collectif à la gare d’Etampes, pour celles et ceux qui vont à la manifestation à Paris.
La Norville, RV 10h à la maison des associations, place du 19 mars 1962 en face du café La Galanderie
Possibilité d’un départ collectif à la gare de La Norville/St Germain lès Arpajon, pour celles et ceux qui vont à la manifestation à Paris.
Massy, RV 10h à la bourse du travail, 14 rue du chemin des femmes.Possibilité d’un départ collectif à la gare de Massy, pour celles et ceux qui vont à la manifestation à Paris.

Communiqué intersyndical du 91 :

Toutes et tous en grève le 1er février !

Les récentes mobilisations en Essonne (Athis-Mons, Savigny, Palaiseau…) ont mis en lumière une profonde dégradation du climat scolaire dans les établissements. Cette dégradation perdure depuis des années et les organisations syndicales représentatives n’ont cessé d’interpeller la direction académique sur les situations dramatiques que vivent les personnels et les élèves des écoles, des collèges et des lycées essonniens.

L’Essonne voit son école devenir de plus en plus inclusive, ses classes de plus en plus chargées, mais les moyens qui sont alloués aux établissements sont d’une scandaleuse insuffisance.

L’Essonne connaît par ailleurs une pression démographique inédite qui pèse sur un bâti scolaire bien trop souvent inadapté tout en manquant de moyens humains.

L’Essonne concentre enfin un quart des rixes du territoire national et doit, selon les services de la préfecture, bénéficier d’une attention particulière.

Et pourtant :

Dans le 1er degré, il est prévu, pour la rentrée 2024, plus d’une centaine de fermetures de classes et la création de seulement une dizaine de postes de remplaçants pour 813 écoles et 8200 enseignants, alors que les besoins sont criants. Par ailleurs, la présentation des moyens alloués aux établissements dans le 2nd degré révèlent que les mesures annoncées par le gouvernement conduisent à une politique indigne de tri scolaire et social. Enfin, le projet de réforme du lycée professionnel est emblématique du moins d’école, moins d’enseignants, plus d’entreprises, plus d’externalisation des missions, et plus de management ! Cette réforme est à rebours des enjeux éducatifs et aura un impact lourd sur les conditions de travail de l’ensemble des personnels exerçant en lycées professionnels et sur les conditions d’apprentissage des élèves. En Essonne, la situation des centaines d’élèves non affectés chaque année dans la voie professionnelle ne s’améliorera pas avec l’ouverture des 4 classes prévues par le Rectorat.

Pour toutes ces raisons, les organisations syndicales de l’Essonne – qui, contrairement à la ministre, défendent l’école publique – exigent, à la hauteur des besoins grandissants, davantage d’ouvertures de classes, davantage de postes de remplaçants, une revalorisation des DGH des collèges et lycées du département, des créations de postes de CPE, de Psy-En, d’infirmières scolaires et d’assistantes sociales, des moyens supplémentaires en assistance éducative, des postes supplémentaires d’AESH et d’AED dont nous exigeons qu’ils obtiennent un statut, des places supplémentaires dans les établissements spécialisés.

C’est pourquoi, les organisations syndicales FSU, FNEC FP-FO, CGT Éducation, UNSA Éducation, SGEN-CFDT, appellent tous les personnels à se mobiliser par la grève et à rejoindre la manifestation parisienne à 14h à Luxembourg.

Évry, le 26 janvier 2024

Si ça te gêne de marcher dans la boue…Ne passe pas par Saulx-Les-Chartreux !

Il ne pleut pas et pourtant, l’école est encore pleine de la
boue de la veille. Tout est terreux, humide, sordide.

Nous sommes pourtant bien à l’école, et plus exactement, à
l’école élémentaire Anatole France de Saulx-Les-Chartreux.
Aussi bien autour de l’établissement qu’à l’intérieur, tout n’est
que chantier. Les travaux une fois achevés, nous dit-on,
donneront aux habitants de la commune une nouvelle école
maternelle. Sa construction n’excuse pas tout.
Un chantier suscite certes, des désagréments. Les perturbations
n’obligent pas pour autant à abandonner l’existant. Bien au
contraire ; ces moments de transitions devraient appeler à plus
de vigilance pour éviter les accidents et pour garantir aux
enfants la continuité scolaire la plus « normale » possible. Ici,
c’est le contraire. Tout semble fait pour rendre le travail de la
directrice, des enseignant.e.s, des AESH, des agents de ménage,
des animateurs, complètement harassant… et pourtant, ils et
elles continuent d’assurer leurs missions avec courage et
abnégation malgré tous les risques sanitaires que cette situation
implique.
Le manque d’entretien de l’école est flagrant : tâches
d’humidité au plafond recouvertes d’une poudre blanche (du
salpêtre???), toilettes condamnées, flaques sur le carrelage des
sanitaires, mare à peine épongée par une enseignante dans sa
classe, gaines électriques pendouillant un peu partout entre les
ALGECOs, prises endommagées, murs décrépis, Hygiène
délaissée, Sécurité aux oubliettes. Tout cela est bien évidemment
signalé régulièrement à la municipalité mais rien n’est fait, ou si
peu.

514 élèves, 23 enseignant.e.s, 3 AESH, et le personnel
municipal subissent les inconséquences d’une Mairie
probablement inconsciente, ou peut-être incompétente, et d’une
direction académique départementale complètement
irresponsable. S’assurer qu’un accès digne à l’école est garanti
pour les élèves en toute circonstance relève de la responsabilité
de l’État, donc de la Direction Académique.
En tant qu’employeur, la DSDEN doit assurer la
sécurité physique et morale des personnels de l’éducation
nationale. Elle doit veiller à ce que les conditions d’exercice
de leurs missions ne les mettent pas en danger. Cette
protection, qui est au fondement du Droit du Travail, elle la
doit à l’ensemble des agents du service public placés sous sa
responsabilité, tout comme la municipalité de Saulx-Les-
Chartreux, la doit à ses salariés.

Comment donc imaginer qu’avec aussi peu de considération
pour leur travail, que les un.e.s et les autres aient encore envie
d’enseigner, après tous ces mois passés dans la crasse et la
précarité ? Une partie de leur temps, les enseignant.e.s le
passent à signaler les dysfonctionnements à la directrice qui
passera à son tour une partie de la journée à tenter le plus
souvent en vain, de résoudre des problèmes de fuites de toits,
de robinets ou de prises électriques.
Quant aux enfants, on leur a réduit l’espace de récréation
à peau de chagrin. Il n’y a plus de place pour faire du sport,
plus d’espace pour se défouler. Le décor qu’ils ont autour
d’eux est fait de grilles, de palissades de bois moisi,
d’immenses amas de terre retournée par des pelleteuses qui
font plus de bruit encore que les avions d’Orly qui passent au
dessus de leurs têtes. Quand ils vont aux toilettes, ils doivent
déjà ne pas glisser sur les flaques, puis trouver celui qui est
encore en fonction, car dans les toilettes des garçons ce jour
là, deux sur les cinq seulement étaient en état. Avant de
rejoindre leur classe, bien heureusement, ils peuvent décrotter
leurs bottes en caoutchouc sur les quelques brosses que la
Mairie a fait installer ici ou là pour qu’ils ne salissent pas les
couloirs… Quant aux grilles du portail, celles qui jouxtent le
chantier, elles seraient souvent ouvertes. On l’a entendu dire
mais ne le répétez pas car si les élèves venaient à
l’apprendre… ils en profiteraient probablement pour
s’échapper de cet enfer.

Les décideurs se défendront en disant que cela est
provisoire, un mauvais moment à passer. Toujours est-il que,
de l’école maternelle qui doit ouvrir à la rentrée prochaine, on
ne voit pas encore les fondations. Quand cette dernière sera
achevée, il est prévu que l’école élémentaire Anatole France
soit rénovée. Autant dire, que les travaux sont loin d’être
terminés et qu’il y en aura très probablement pour quelques
années encore.
À force, le provisoire pourrait même devenir une routine,
mais pas pour tous. Nous avons appris que 126 élèves
devraient être épargnés dès septembre 2024 (si la nouvelle
école ouvre ses portes). L’une des écoles maternelles du
centre ville doit être transformée en école élémentaire et
accueillir quatre ou cinq classes de l’école Anatole France. Il
est fort possible que les enfants du centre ville, centre ville
aux allures plus aisées que le quartier qui entoure l’école
Anatole France, soient libérés de la boue et des travaux bien
avant leurs camarades. Quelques vagues effluves de
ségrégation sociale sortie d’une sectorisation avantageuse
pour la bourgeoisie locale ne nous étonneraient pas, mais
nous, à SUD Éducation, quand nous avons à faire à un Maire
LR, expulseur de Roms, nous pouvons avoir quelques fois de
mauvaises pensées et un esprit revêche, d’autant plus que
c’est très en colère que nous sommes revenu.es de cette
tournée syndicale.

Heureusement ce jour-là, le petit Ministre Attal tout
droit sortie de son école privée parisienne bien
qu’alsacienne, n’a pas parlé à la radio pour ajouter de
l’huile sur le feu. Avec ces gens là, c’est toujours
l’uniforme, le B-A-BA, les fondamentaux, la boue pour
les gueux, et pour les riches, une éducation bienveillante
qui développe, pour chaque élève, la créativité, la
coopération et la confiance par les Sciences, les lettres, les
arts (cf présentation de l’école alsacienne sur le site)


L’équipe 1er degré de Sud Éducation 91

PS : Un petit tour en mairie nous aura appris via écran plat
dernier cri, que la municipalité enchaine pourtant les
chantiers de rénovation indispensables au bien être de la
population : le lavoir, le parement en meulière de la tour
Adam….