13 mars 2024 – Rencontre débat : Extrême droite hors de nos écoles !

Venez rencontrer et échanger avec Grégory Chambat, syndicaliste et auteur du livre :

Quand l’extrême droite rêve de faire école, une bataille culturelle et sociale (éditions du croquant).

Mercredi 13 mars à 14h30

2 rue du facteur cheval, université d’Évry, Salle 111 au premier étage.

6 mars 2024 – Permanence Antifasciste à l’université d’Évry

Mercredi 6 mars de 17h30 à 19h30

Des camarades antifascistes de SUD Éducation et du Groupe de Résistance Antifasciste 91 seront présent·es au local SUD de l’Université d’Évry, 2 rue du facteur cheval, RDC, bureau 14.

Cette semaine, nous aurons une présentation sur la situation des prisonnières palestinien·nes donnée par des camarades du réseau Samidoun.

Venez nous rencontrer, discuter ou découvrir la bibliothèque militante (prêt de livres gratuits et sans inscription)

7 février 2024 – Permanence antifasciste à l’université d’Évry

Mercredi 7 février, 17h30 – 19h30

Des camarades antifascistes de SUD Éducation et du Groupe de Résistance Antifasciste 91 seront présent·es au local SUD de l’Université d’Évry, 2 rue du facteur cheval, RDC, bureau 14.

Venez nous rencontrer, discuter ou découvrir la bibliothèque militante (prêt de livres gratuits et sans inscription)

17 janvier 2024 – Soirée de soutien avec la Grèce

La MJC – CS Fernand Léger vous annonce une soirée de solidarité avec la Grèce
mercredi 17 Janvier à partir de 17h.

Adresse : 45 All. Aristide Briand, 91100 Corbeil-Essonnes

Programme

Fin d’après-midi : Conférence ludique UNE HISTOIRE DU NOIR
« Le noir a de tout temps fasciné l’humanité. Synthèse de toutes les couleurs ou, à
l’inverse, absence de couleur, son ambivalence trouble les sens et la pensée. Que
disent la philosophie, la littérature, la politique, la science ou encore les différentes
mythologies de cette obscure présence au monde ? Quels sont les mystères qui s’y
rapportent ? Et si le noir était le plus court chemin vers la lumière ?
Yannis Youlountas nous raconte cette histoire.

Soirée : projection-débat du film NOUS N’AVONS PAS PEUR DES RUINES en présence
du réalisateur Yannis Youlountas


Résumé :
Grèce, 2019 à 2023. Mitsotakis remplace Tsipras au pouvoir en Grèce et promet d’en
finir avec Exarcheia, un quartier rebelle et solidaire d’Athènes. Mais la résistance
s’organise et des renforts arrivent d’autres villes d’Europe. Le cri de ralliement devient
No Pasaran ! Au fil des années, d’autres luttes s’étendent du nord au sud de la Grèce
pour défendre la terre, la mer et la vie : en Crète, en Thessalie, en Épire… Même sur
l’île de Paros dans les Cyclades, la population manifeste sur les plages devenues
payantes et réussit à ce qu’elles redeviennent un bien commun, pour le bonheur de
tous.
Quand tout semble s’effondrer, à Athènes comme ailleurs, une même réponse se fait
entendre : « nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans
nos cœurs. »

Un buffet participatif est organisé à l’issue de la projection : apportez ce que
vous voulez ou pouvez partager.
Une collecte solidaire est également organisée afin de venir en aide aux
collectifs en lutte en Grèce.

8 juillet 2023 – Notre pays est en deuil et en colère

Notre pays est en deuil et en colère. Le meurtre de Nahel tué par un policier à bout portant à Nanterre, a mis à nu les effets de décennies de politiques publiques discriminatoires et sécuritaires ciblant notamment les quartiers populaires et la jeunesse qui y grandit et particulièrement les personnes racisées et précarisées. L’escalade des violences est une impasse et doit cesser. La conception essentiellement répressive de la police, et l’évolution législative de 2017 sur l’usage des armes de service, aggravent ce que la population vit et subit que ce soit en termes de discriminations et de pratiques racistes.

Les tensions entre population et police viennent de loin et s’inscrivent dans une histoire marquée d’injustices, de préjugés, de violences, de discriminations, de sexisme… et d’un racisme systémique qui traverse l’ensemble de la société et qui n’est toujours pas éradiqué.

Les habitant·es des quartiers concernés et notamment les femmes pallient bien souvent seul·es les carences en termes de services publics. C’est bien la régression de ceux-ci, l’école, les lieux de partage et de culture, sportifs, la poste, les administrations etc. et le recul du soutien de l’État au tissu associatif qui ont largement contribué à marginaliser ces quartiers et des territoires entiers bien au-delà, particulièrement dans les Outre-mer.

L’abandon de ces populations de quartier est aggravé par le contexte économique d’appauvrissement, d’inflation, de hausse des loyers, des prix l’énergie et la réforme de l’assurance chômage. Les inégalités sociales touchent particulièrement les enfants et les mères isolées. C’est ce que montrent les révoltes qui ont secoué les quartiers populaires depuis quelques jours en réaction à la tragédie de Nanterre.

En plus de décennies de dérives d’une politique du maintien de l’ordre, de lois sécuritaires (loi sécurité globale, loi séparatisme…) et de mesures d’exception, nous assistons depuis quelques jours à des pressions du gouvernement pour mettre en place une justice expéditive. Le prononcé de mises en détention préventives systématiques avec des peines de plus en plus lourdes n’est pas acceptable !

L’urgence n’est pas celle de la répression qui ne fera que renforcer l’extrême-droite et fera reculer une fois de plus les droits et libertés.

L’apaisement durable n’est possible que si le gouvernement prend les mesures nécessaires pour répondre à l’urgence de la situation et aux exigences des populations concernées.

L’ONU a critiqué à plusieurs reprises les politiques sécuritaires et les problèmes institutionnels de racisme en France, en particulier dans les forces de l’ordre.

Ce sont les discriminations qui sont un poison toxique qui décrédibilise l’idée même d’égalité et sème le désespoir.

L’extrême droite en fait son lit pour diviser toujours davantage la société. Nous dénonçons l’appel à la guerre civile contre les quartiers populaires et la qualification des personnes qui en sont issues de « nuisibles » par des syndicats de policiers.

Nous condamnons la constitution d’une cagnotte de soutien au policier qui a tué Nahel à l’initiative d’un membre de l’extrême droite et l’absence de toute action du gouvernement, mettant ainsi de l’huile sur le feu.

Tout est à repenser et construire. Il faut partir de bases nouvelles, créer des espaces de discussions larges et tirer les leçons des erreurs des politiques publiques depuis des décennies, en respectant les histoires, parcours, cultures et singularités dont se nourrit notre aspiration collective à l’égalité. Il est plus que temps d’écouter et de prendre en compte les demandes des habitant·es des quartiers populaires et en particulier sa jeunesse !

La situation nécessite que le gouvernement prenne ses responsabilités et apporte des réponses immédiates pour sortir de l’affrontement :

– abrogation de la loi de 2017 sur l’assouplissement des règles en matière d’usage des armes à feu par les forces de l’ordre ;

– une réforme en profondeur de la police, de ses techniques d’intervention et de son armement ;

– le remplacement de l’IGPN par un organisme indépendant de la hiérarchie policière et du pouvoir politique ;

– la création d’un service dédié aux discriminations touchant la jeunesse au sein de l’autorité administrative présidée par le Défenseur des droits et le renforcement des moyens de lutte contre le racisme, y compris dans la police.

Rien ne peut cependant se faire sans un autre partage des richesses, sans lutter contre les inégalités sociales. Rien ne peut se faire sans la lutte contre la pauvreté et la précarité, aggravées par le dérèglement climatique, la hausse des loyers et des charges, et sans le renforcement des services publics et de l’éducation populaire. C’est à ces chantiers que le gouvernement devrait s’attaquer au lieu de mener des politiques publiques régressives qui font le lit de l’extrême droite.

Nos organisations syndicales, associations, collectifs, comités et partis politiques sont mobilisés pour le maintien des libertés publiques et individuelles.

Nous appelons à une marche citoyenne Samedi 8 juillet 10h à Évry-Courcouronnes Croisement Rue des Mazières / Terrasses de l’Agora

La riposte sociale commence le 1er mai

Réélu grâce au vote barrage contre l’extrême droite, Emmanuel Macron nous promet une guerre sociale sans précédent dans les années à venir. Un régime politique encore plus centralisé avec le possible retour du septennat et une accélération des procédures parlementaires. Une casse de notre système social avec la retraite à 65 ans et la suppression de différents régimes spéciaux, le conditionnement du RSA à une activité, la poursuite de la réforme de l’assurance chômage. Enfin la continuité des politiques sécuritaires et racistes avec par exemple le durcissement de l’accès au titre de séjour.
Face à ces atteintes, il faudra un mouvement social fort, et cela passe par le 1er mai qui devra être un temps fort de la mobilisation pour les salaires, les pensions, la protection sociale, les emplois, les services publics, l’engagement de la rupture écologique, la paix.
Bien que battu, le Rassemblement National était, pour la première fois, en mesure de l’emporter.

Marine Le Pen a obtenu 41,46% (soit 13 millions) des voix en France, et 34,57 % en Essonne. Au delà de l’extrême droite institutionnelle, le nombre d’agressions par des groupes fascistes ne cesse d’augmenter, souvent dans la plus grande impunité. Ce doit être pour le mouvement syndical un signal d’alarme fort, et un des enjeux des cinq années à venir sera de lutter contre l’extrême droite et ses idées dans la rue et les lieux de travail et d’études. Ce 1er mai doit aussi être l’occasion de rappeler que l’extrême droite est notre ennemie mortelle et que le fascisme tue !

Les organisations syndicales CGT 91, FSU 91, et Solidaires 91 appellent les salarié·es, retraité·es, privé·es d’emploi, et étudiant·es d’Essonne à faire de ce 1er mai une première étape dans la construction d’un mouvement social fort et unitaire pour le quinquennat à venir, et à rejoindre la manifestation régionale parisienne qui démarrera Place de la République à Paris à 14h30.