8 mai 2025 – 8 mai antifasciste à Évry

Organisation unitaire d’un 8 mai antifasciste au parc Missak-Manouchian, Évry-Courcouronnes.

RdV de 14h30 à 18h pour se retrouver autour de stands militants, prises de parole, crêpes, gâteaux, jeux, débats et en musique !

L’Essonne offre le triste exemple d’un délitement inquiétant des valeurs de solidarité et d’égalité, pourtant essentielles pour construire les fondements d’une société fraternelle, inclusive et respectueuse de la dignité des personnes. Comme partout ailleurs, les dernières politiques d’austérité ont cassé les services publics qui sont devenus des fabriques de maltraitances institutionnelles et d’injustices sociales. L’école, en échec faute de moyens, ne joue plus son rôle émancipateur et abandonne la jeunesse à la rue, où les rixes font rage. Les coupes budgétaires drastiques du Conseil Départemental fragilisent tout particulièrement la prévention spécialisée qui ne cesse d’alerter sur les situations d’enfants en danger que plus personne ne pourra aider. La crise que traverse l’hôpital public n’est plus à démontrer et se concrétise, dans notre département, par la fermeture de postes, de services et d’hôpitaux. La Préfecture, quant à elle, renonce à défendre les droits les plus fondamentaux, applique à la lettre la circulaire Retailleau et place des personnes immigrées en charge de famille dans des conditions intenables, d’attente, de précarité et d’insécurité : à ce jour, c’est des milliers d’étrangers qui espèrent être régularisés, en vain. Cette détresse qui touche les plus vulnérables – les enfants, la jeunesse, les malades, les étrangers – fait le terreau de l’extrême-droite et de ses idées qui s’expriment de plus en plus dans les têtes et dans les urnes. Ce climat délétère produit du désarroi et organise une société autoritaire de méfiance et de contrôle qu’il faut impérativement combattre.

La lutte antifasciste est plus que jamais indispensable, alors que le fascisme se propage partout dans le monde. Aux États-Unis, Trump a lancé une offensive transphobe d’une ampleur considérable. En Argentine, après des manifestations massives qui ont rassemblé retraité·es et supporters de foot dans une alliance populaire, Milei envisage d’interdire les associations de supporters. En Hongrie, Orban a annoncé sa volonté d’interdire la Marche des fiertés. En Italie, Meloni externalise l’enfermement des personnes migrantes, envoyant les exilés dans des camps en Albanie…

On ne peut combattre le fascisme sans confronter les colonialismes. En Palestine, en Iran, en Ukraine, au Congo, au Rojava, à Haïti … il est urgent de dénoncer la responsabilité des pays impérialistes et de leurs soutien.

En 2024, un large collectif de syndicats et d’associations a décidé de faire de la journée du 8 mai une date essonnienne de lutte contre le fascisme. Cet engagement se manifeste à nouveau en 2025, année hautement symbolique puisqu’elle correspond à la commémoration des ignobles massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, ainsi qu’au 80ème anniversaire de la libération des camps de la Seconde Guerre Mondiale. Ces événements mémoriel nous rappelle combien l’humain peut être inhumain sous l’emprise d’une idéologie, et doit nous inviter à nous interroger encore et toujours, en particulier dans le contexte politique inquiétant que nous connaissons.

La privation totale de liberté s’est exercée, dans les camps de concentration et d’extermination, sur des populations entières parce qu’elles étaient jugées étrangères à un corps national et sain. « Toujours debout, jamais à genoux », disait Raymond Gurême, figure essonnienne de la communauté des Voyageurs, ancien déporté et militant infatigable. Pour bon nombre de nos concitoyen.nes, c’est ce credo qu’il faut encore scander, ici et aujourd’hui, pour ne pas être privé.e de sa dignité et de son identité. La lutte contre l’extrême-droite et contre l’extrême-droitisation des discours et des politiques est plus que jamais d’actualité.

Toutes et tous ensemble faisons de ce 8 mai 2025 un moment rassembleur, festif et combatif.

NB : texte modifié après première publication pour rappeler la situation actuelle en Palestine, en Iran, en Ukraine, au Congo, au Rojava, à Haïti ainsi que les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata.

1er février 2025 – Journée contre la violence carcérale

15h – 23h à la maison des associations de Corbeil-Essonnes, 15 avenue Strathkelvin, 91100.

Les prisons sont inhumaines et relèvent de la torture, surpopulation, absence d’hygiène, punaises de lit, pénurie de soins, température caniculaire l’été, froid polaire l’hiver, violences des matons… projet de « réinsertion » fantôme…
Chaque année environ 120 personnes décèdent au sein des prisons françaises.
Proportionnellement les suicides y sont 10 fois plus nombreux qu’à l’extérieur.
Parmi les suicides il y a aussi les crimes maquillés des matons, et face à l’omerta des autorités pénitentiaires, des enquêtes bâclées et la lenteur de la justice, les familles obtiennent difficilement la vérité sur les circonstances ayant entraîné la mort.
Dans de nombreux cas la personne décédée a été placée au mitard dans les 24 heures avant sa mort.

Alassane Sangaré décède à la prison de Fleury Merogis le 24 novembre 2022.
Selon l’autorité pénitentiaire Alassane se serait suicidé mais plusieurs éléments viennent remettre en cause cette version.
Depuis, sa famille lutte à travers le Comité Vérité pour Alassane demande une vraie enquête pour connaître les circonstances de la mort d’Alassane.

Le 1er février venez soutenir le Comité Vérité pour Alassane et de nombreux collectifs luttant contre les violences en prison comme au sein des centres de rétention administratives, en France comme en Palestine.

15h Tour de paroles des collectifs
16h Discussion sur le mitard et les violences pénitentiaires avec l’Envolée, l’OIP, Comité de soutien aux inculpé.e.s du 8/12, A bas les CRA et du Comité Vérité pour Alassane
18h Repas
20h Concerts

Vérité pour Alassane Sangare
A bas les prisons !
A bas les CRA !

8 novembre 2024 – Conférence : Face à la menace fasciste, sortir de l’autoritarisme

Nous avons le plaisir de vous annoncer que nous recevrons Ludivine Bantigny, vendredi 8 novembre à l’Université d’Évry. Elle viendra nous présenter son livre Face à la menace fasciste, sortir de l’autoritarisme.

Ludivine Bantigny est historienne et a enseigné à l’université de Rouen. Ce livre a été co-écrit avec Ugo Palheta, sociologue à l’université de Lille, spécialiste de l’extrême droite.

La présentation du livre sera suivie d’un temps d’échange.

Nous traversons une période charnière et unique dans l’histoire de la 5ème république.

Le nouveau gouvernement Barnier (Renaissance/Républicains), qui négocie ses lois et son Budget 2025 avec le RN, consacre pour la première fois la coalition de toutes les droites. Celle-ci va des libéraux prétendument centristes (Mdem, Renaissance), jusqu’aux néo-fascistes du Rassemblement National, en passant par les conservateurs (Horizons, Républicains..)

Il nous paraît urgent de multiplier les temps d’échanges à ce sujet, pour ne pas laisser notre pays sombrer dans un régime autoritaire.

On espère vous voir nombreuses et nombreux :

Vendredi 8 novembre

Entre 12h et 14h

Amphi A101 bâtiment 1er cycle

Université d’Évry Val d’Essonne, 1 rue Pierre Beregovoy

29 juin 2024, Massy : Contre les extrême droites, prenons la place, prenons la parole

Les organisations civiles alertent depuis des années sur l’avancée des extrêmes droites.

Des politiques qui tournent le dos au social, abandon des industries et des services publics, passage en force contre les mobilisations, absence de perspectives de progrès et banalisation du racisme qui constituent le terreau sur lequel les extrêmes droites prospèrent. Nous vivons une période pleine de dangers. À travers le monde, l’extrême droite se développe et gagne du terrain.
La multiplication des expulsions, d’attaques contre les lieux de cultes, les menaces de mort, emprisonnements et agressions à l’encontre de militants politiques et syndicalistes, les agressions racistes, islamophobes, xénophobes, antisémites sexistes et lgbtqiphobes ne sont que la suite logique de la bascule idéologique vers le fascisme.
Nous l’avons vue à l’œuvre dans l’histoire et aujourd’hui en Italie ou en Argentine par exemple. Précarité, destruction, injustice et haine sont les résultats de leurs politiques.

Nous affirmons qu’on ne peut combattre le fascisme sans affronter le colonialisme. La situation ne prête guère à l’optimisme. En Palestine, d’abord, où le soutien inconditionnel apporté à Israël par les puissances occidentales rend la situation catastrophique : génocide, apartheid, fascisation toujours plus poussée de la société israélienne.
En Kanaky aussi il est urgent de dénoncer la responsabilité première de la politique coloniale française, des colons sur place, de s’opposer à la menace qui plane sur les indépendantistes. Occupation militaire, spoliation des terres, racisme et massacres ont jalonné ces 171 années d’occupation. Aujourd’hui des groupes paramilitaires suprémacistes blanc (soutenu par la France) parcours les routes de Kanaky pour semé la terreur.
Nous dénonçons la stratégie de répression menée et réitérons notre soutien à la lutte d’émancipation du peuple Kanak

C’est aujourd’hui en France que la République et la démocratie sont en danger.

Il faut répondre à l’urgence sociale et entendre les aspirations, notamment :

  • Augmenter les salaires et les pensions ;
  • Revenir sur une retraite à 60 ans (au lieu de 64 actuellement)
  • Revenir sur la réforme de l’assurance chômage ;
  • Défendre nos services publics, en garantir l’accès et la gratuité à toutes et tous sans condition de nationalité. Notre école, notre recherche, notre système de santé, de prise en charge de la dépendance, notre système de justice ont besoin d’investissements massifs ;
  • Investir dans plus de logements sociaux et acter la fin de leurs marchandisation;
  • Une meilleure gestion publique des biens communs (foncier, eau, énergie,…)
  • Restaurer la démocratie sociale à tous les niveaux, entreprise, branche, territoire et
    interprofessionnel ;
  • Mettre en place des mesures de justice fiscale et notamment taxer les super profits, dividendes et rachats d’actions ;
  • Instaurer enfin l’égalité salariale et éradiquer les violences sexistes et sexuelles ;
  • Instaurer le droit à la régularisation pour tous les travailleur·euses étranger·es sur la base d’un certificat de travail;
  • Relocaliser et transformer notre industrie pour répondre aux besoins sociaux en environnementaux en la protégeant du dumping social, fiscal et environnemental
  • Créer de nouveaux droits pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs d’anticiper les transformations environnementales et de sécuriser leur emploi ;

Samedi 29 juin à 10h Place de France, Massy

8 mai 2024 – Pour un 8 mai antifasciste en Essonne !

Les politiques antisociales menées par des gouvernements successifs condamnent de plus en plus de nos concitoyen·ne·s à la précarité et au désarroi dont se nourrit l’extrême-droite (Rassemblement National, Reconquête…).

L’extrême-droite, qui masque son vrai visage, prône la haine de l’autre, le racisme, la xénophobie, l’islamophobie, le sexisme, les LGBTQIAphobies. Ses idées se banalisent, et elle remporte des succès électoraux partout dans le monde. En France, le gouvernement et la droite les reprennent à leur compte.

La loi immigration votée en décembre dernier en est la meilleure illustration.

Des lois liberticides organisent une société autoritaire de surveillance et de contrôle et les violences policières se multiplient, entraînant des morts, avec le soutien inconditionnel du ministère de l’intérieur et des plus hautes instances de l’État. De plus, si certaines de ces lois stigmatisent une partie de la population en raison de sa religion ou supposée telle, d’autres ciblent des citoyen·ne·s en raison de leurs engagements ou des journalistes qui enquêtent.

Une extrême-droitisation du débat public est menée particulièrement par des médias aux ordres, comme ceux que dirige le milliardaire Bolloré qui prépare la victoire de l’extrême droite lors des prochaines élections européennes. Ces idées sont trop souvent reprises par le reste des médias.

Une amplification de la répression et de la criminalisation des soutiens à la Palestine se fait de plus en plus menaçante et s’accompagne d’une islamophobie grandissante.

Le gouvernement israélien fasciste de Benjamin Netanyahu mène une guerre coloniale sans merci contre le peuple palestinien notamment à Gaza, avec la complicité et l’aide militaire de ses alliés impérialistes (notamment les Etats-Unis et certains états européens).

Ces constats sont terribles. Ils n’appellent pas aux déplorations mais à une contre-offensive.

Cette contre-offensive doit être la plus large, populaire et internationaliste possible, portée en particulier par un front unitaire d’organisations syndicales et associatives.

Une contre-offensive qui se nourrisse de la lutte des antifascistes qui combattirent l’occupant nazi et le régime de Vichy.

Une contre-offensive qui se nourrisse du combat des Francs-Tireurs et Partisans-Main d’Œuvre Immigrée (FTP-MOI) dont le plus célèbre, Missak Manouchian, fut arrêté à Évry le 16 novembre 1943, lors d’une vaste opération qui mena à 68 arrestations de resistant·es.

En Essonne, cette riposte s’amplifie le 8 mai 2024. Nous la voulons joyeuse, unitaire et déterminée. Nous devons retrouver le chemin d’une société égalitaire, solidaire et émancipatrice.

Rendez-vous mercredi 8 mai 2024 à 15h au parc Missak Manouchian, Gare RER Évry Village

20 avril 2024 – Rassemblement : Pas de meeting de l’extrême droite à Longjumeau !

Le Rassemblement National (RN), parti de Marine Le Pen, va tenir à Longjumeau un meeting de campagne pour les élections européennes, samedi 20 avril à partir de 12h30.

Le Rassemblement National est un parti créé en 1972 par le groupe néofasciste « Ordre Nouveau ». Son premier président était Jean-Marie Le Pen, connu et condamné en justice pour avoir contesté publiquement l’existence des chambres à gaz lors de la seconde Guerre Mondiale.

Malgré de longues années passées à travailler son image pour paraître plus crédible, ce parti d’extrême droite reste :

  • Rempli de militants fascistes : D’anciens membres du Groupe Union Défense (GUD) sont aujourd’hui en responsabilité au RN (comme Axel Lousteau, conseiller régional RN ou Frédéric Chatillon, ex président du GUD, tous deux proches de Marine Le Pen).
  • Opposé aux droits des femmes : Le RN est le seul parti à avoir voté majoritairement contre l’inscription du droit à l’avortement dans la constitution.
  • Raciste : Le RN a largement inspiré la récente loi immigration, allant jusqu’à voter en faveur de la suppression de l’aide médicale d’État aux sans-papiers. Jordan Bardella, tête de liste RN aux européennes a tenu un compte Twitter anonyme qui lui servait à insulter journalistes et opposants, ou à poster des messages racistes (comme révélé en janvier sur France 2).
  • L’ennemi des classes populaires : depuis son entrée à l’Assemblée Nationale, le RN a voté contre l’augmentation du SMIC, contre le blocage des prix des produits de première nécessité et contre le gel des loyers.
Rassemblement Contre l’extrême droite Samedi 20 avril à 12h
5 Place de Bretten, Longjumeau

Premier signataires : Association de Solidarité avec Tous les Immigrés (ASTI) les Ulis, Groupe de Résistance Antifasciste 91, Union Syndicale Solidaires 91

3 avril 2024 – Permanence Antifasciste à l’université d’Évry

Mercredi 3 avril 17h30 – 19h30

Des camarades antifascistes de SUD Éducation 91 et du 91GRA seront présent·es au local SUD Éducation de l’université d’Évry, 2 rue du Facteur Cheval, rdc, bureau 14.

Thème de la permanence : Syndicalisme d’hier à aujourd’hui. Discussion autour de l’histoire du syndicalisme et de la dimension politique du syndicat.

27 mars 2024 – Discussion publique sur la loi immigration : Le racisme systémique, une menace pour la société !

En décembre 2023, l’assemblée nationale adoptait la loi immigration, dite loi Darmanin, avec les voix de la majorité présidentielle et du Rassemblement National, ouvrant la voie au principe de préférence nationale cher à l’extrême droite. Le 25 janvier 2024, le Conseil Constitutionnel, sous la pression du mouvement social, a censuré 32 articles sur 49, parmi lesquels les restrictions du droit de sol et le regroupement familial.

Pour rappel, la France a adopté pas moins de 118 lois sur l’immigration depuis 1945, soit une tous les deux ans. La dernière loi n’échappe pas à la règle et s’inscrit dans une longue logique d’obsession du contrôle des populations immigrées, de racisme d’État, et de montée des idées d’extrême droite, et constitue une menace pour l’État de droit.

Le projet de loi partiellement censuré instaurait pour les étudiant·es étrangèr·es :

  • Une « caution » de retour obligatoire.
  • Des frais d’inscription majorés pour les étranger·es hors Union Européenne.
  • Un contrôle accru pour leurs visas de long séjour.

Nous vous invitons à venir vous informer, échanger, débattre et à réfléchir aux moyens de résister face aux dérives racistes et xénophobes véhiculées par cette loi et ce gouvernement.

Discussion publique: Mercredi 27 mars De 12h à 14h

Université d’Évry Amphi B6 au rdc du bâtiment 1er Cycle

15 rue André Lalande, Évry-Courcouronnes

La discussion débutera par une présentation d’Olivier Lecour Grandmaison, enseignant en sciences politiques à l’université d’Évry et auteur du livre Racisme(s) d’État, État(s) raciste(s): Une brève histoire (Editions Amsterdam).