Dans le cadre du Printemps des Services Publics, évènement national initié par le Collectif « Nos Services Publics », l’ensemble des syndicats (CGT, Solidaires, FSU, SAF) et associations engagées de l’Essonne (Attac, LDH, ATD Quart Monde, La Cimade, RESF, ASTI, Comité de défense des hôpitaux, Coordination EAU Île-de-France, …) organisent un évènement décentralisé en Essonne.
Date : samedi 24 mai, de 14h à 22h.
Titre : Printemps des services publics en Essonne : Rencontres, débats et perspectives
Date : Samedi 24 mai, de 14h à 22h
Lieu : Salle des congrès de la Maison des Syndicats, Place des Terrasses de l’Agora 91000 EVRY
Trois tables-rondes alterneront avec des séquences culturelles, d’éducation populaire. Clôtureront la journée une restauration (spécialités de l’Afrique de l’Ouest), suivie d’un concert de musique latino (Radio Cantina).
Tables-rondes
L’accessibilité des services publics en question : Dématérialisation, bâtis dégradés, fermetures, précarisation
Quand le privé s’occupe de nos services publics …
Vivons dignement demain dans nos luttes d’aujourd’hui : quelles exigences pour nos services publics ?
En plus de témoignages de militant·es essonnien·nes, participeront des représentant·es nationaux·ales de syndicats, d’associations et de collectifs, comme Nos Services Publics, la Convergence des Services publics, ATD Quart-Monde, Sud Énergie, … ainsi que des chercheurs, spécialistes des questions de services publics.
Après un état des lieux des services publics en Essonne et en France, il s’agira aussi de dépoussiérer l’image faussée des services publics et de tracer des perspectives fédératrices, dans un moment mobilisateur, joyeux et festif.
Organisation unitaire d’un 8 mai antifasciste au parc Missak-Manouchian, Évry-Courcouronnes.
RdV de 14h30 à 18h pour se retrouver autour de stands militants, prises de parole, crêpes, gâteaux, jeux, débats et en musique !
L’Essonne offre le triste exemple d’un délitement inquiétant des valeurs de solidarité et d’égalité, pourtant essentielles pour construire les fondements d’une société fraternelle, inclusive et respectueuse de la dignité des personnes. Comme partout ailleurs, les dernières politiques d’austérité ont cassé les services publics qui sont devenus des fabriques de maltraitances institutionnelles et d’injustices sociales. L’école, en échec faute de moyens, ne joue plus son rôle émancipateur et abandonne la jeunesse à la rue, où les rixes font rage. Les coupes budgétaires drastiques du Conseil Départemental fragilisent tout particulièrement la prévention spécialisée qui ne cesse d’alerter sur les situations d’enfants en danger que plus personne ne pourra aider. La crise que traverse l’hôpital public n’est plus à démontrer et se concrétise, dans notre département, par la fermeture de postes, de services et d’hôpitaux. La Préfecture, quant à elle, renonce à défendre les droits les plus fondamentaux, applique à la lettre la circulaire Retailleau et place des personnes immigrées en charge de famille dans des conditions intenables, d’attente, de précarité et d’insécurité : à ce jour, c’est des milliers d’étrangers qui espèrent être régularisés, en vain. Cette détresse qui touche les plus vulnérables – les enfants, la jeunesse, les malades, les étrangers – fait le terreau de l’extrême-droite et de ses idées qui s’expriment de plus en plus dans les têtes et dans les urnes. Ce climat délétère produit du désarroi et organise une société autoritaire de méfiance et de contrôle qu’il faut impérativement combattre.
La lutte antifasciste est plus que jamais indispensable, alors que le fascisme se propage partout dans le monde. Aux États-Unis, Trump a lancé une offensive transphobe d’une ampleur considérable. En Argentine, après des manifestations massives qui ont rassemblé retraité·es et supporters de foot dans une alliance populaire, Milei envisage d’interdire les associations de supporters. En Hongrie, Orban a annoncé sa volonté d’interdire la Marche des fiertés. En Italie, Meloni externalise l’enfermement des personnes migrantes, envoyant les exilés dans des camps en Albanie…
On ne peut combattre le fascisme sans confronter les colonialismes. En Palestine, en Iran, en Ukraine, au Congo, au Rojava, à Haïti … il est urgent de dénoncer la responsabilité des pays impérialistes et de leurs soutien.
En 2024, un large collectif de syndicats et d’associations a décidé de faire de la journée du 8 mai une date essonnienne de lutte contre le fascisme. Cet engagement se manifeste à nouveau en 2025, année hautement symbolique puisqu’elle correspond à la commémoration des ignobles massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, ainsi qu’au 80ème anniversaire de la libération des camps de la Seconde Guerre Mondiale. Ces événements mémoriel nous rappelle combien l’humain peut être inhumain sous l’emprise d’une idéologie, et doit nous inviter à nous interroger encore et toujours, en particulier dans le contexte politique inquiétant que nous connaissons.
La privation totale de liberté s’est exercée, dans les camps de concentration et d’extermination, sur des populations entières parce qu’elles étaient jugées étrangères à un corps national et sain. « Toujours debout, jamais à genoux », disait Raymond Gurême, figure essonnienne de la communauté des Voyageurs, ancien déporté et militant infatigable. Pour bon nombre de nos concitoyen.nes, c’est ce credo qu’il faut encore scander, ici et aujourd’hui, pour ne pas être privé.e de sa dignité et de son identité. La lutte contre l’extrême-droite et contre l’extrême-droitisation des discours et des politiques est plus que jamais d’actualité.
Toutes et tous ensemble faisons de ce 8 mai 2025 un moment rassembleur, festif et combatif.
NB : texte modifié après première publication pour rappeler la situation actuelle en Palestine, en Iran, en Ukraine, au Congo, au Rojava, à Haïti ainsi que les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata.
MERCREDI 7 MAI à 14h30 MOBILISATION à EVRY rue des Mazières, en face de la Préfecture
Nous, membres du collectif Exilés 91, dénonçons les conditions d’accueil indignes et la maltraitance des personnes étrangères à la Préfecture de l’Essonne, la politique cruelle qui conduit à la fabrique de sans-papiers, et les défaillances liées à la dématérialisation de l’ANEF, qui provoquent des ruptures de droits, des pertes d’emploi, de logement, de toute ressource, et plongent les personnes étrangères dans la précarité. Nous réclamons une audience à Madame la Préfète de l’Essonne pour que des solutions dignes et durables soient mises en place rapidement. Nous demandons à Madame la Préfète:Nous demandons à Madame la Préfète:
La délivrance systématique, dès le dépôt d’une demande (première demande ou renouvellement), d’un récépissé avec autorisation de travail ou d’une attestation de prolongation d’instruction (API).
Le renouvellement automatique des API et récépissés dès leur fin de validité si les dossiers sont toujours en instruction.
Des délais raisonnables d’instruction.
Le déblocage des demandes AES (Admission Exceptionnelle au Séjour). La fin de l’utilisation de la procédure AES pour traiter des situations qui relèvent du plein droit.
L’arrêt des OQTF déloyales touchant les jeunes majeurs scolarisés.
La mise en place d’un accueil en présentiel, effectif et inconditionnel dans la Préfecture et les sous-Préfectures de l’Essonne, tenu par des agents formés et en nombre suffisant.
Une réponse appropriée aux blocages et dysfonctionnements de la plateforme ANEF
Mardi 15 avril de 13h à 16h30 à l’Université d’Évry Val d’Essonne Petit amphi du bâtiment Île-de-France au 23 boulevard François Mitterrand Évry-Courcouronnes
Au programme :
Des points d’information juridique et sur la situation de la préfecture de l’Essonne par les syndicats et associations