Pour l’augmentation des salaires et le droit à la mobilité pour tou·tes !

En France, le budget transport est en augmentation
constante : il représente 21 % du budget pour les foyers
modestes contre 14 % en moyenne nationale. Le budget mobilité explose avec la hausse du prix du carburant et celui de l’énergie pour les ménages franciliens. Les services de transport en commun (train, bus, etc.) constituent plus du tiers des dépenses engagées.

Avec les crises sociales récentes dont celle des « gilets jaunes », la précarité a encore gagné du terrain et s’installe dans la durée pour beaucoup de foyers dans lesquels il faut jongler entre se loger, se nourrir et se chauffer.. et bien sûr se déplacer. Pour bon nombre de personnes, même si l’urgence écologique est là, il est difficile d’acheter un véhicule neuf et ou une voiture électrique.

La mobilité des salarié·s est entravée même quand il s’agit d’aller au travail, et les salaires ne suivent pas en cette période de forte inflation !

Soutenons un service public de qualité et la gratuité des transports pour une transformation écologique !

Nous devons donc revoir notre façon de nous déplacer.

Cela passe en premier lieu par le développement et l’accroissement, en terme de nombre, desserte et maillage ruralité/ville, des transports collectifs que ce soit par la route ou le rail et surtout revendiquer la gratuité des transports en commun.

En France, une cinquantaine de villes ont déjà opté pour une gratuité totale ou partielle (le week-end, le samedi, si vous êtes bénéficiaire du RSA, demandeur d’emploi), 37 réseaux entièrement gratuits sont déjà opérationnels depuis le début 2020. 

Depuis le 1er septembre 2022, l’Espagne a rendu gratuits les trajets de trains de banlieue et régionaux exploités par la Renfe, le Réseau national des chemins de fer espagnols. Un exemple dont nous devrions nous inspirer !

Plus d’offre de transports accessibles à tou·tes, c’est moins de véhicules et moins de bouchons !

L’environnement et la santé publique bénéficient de la gratuité grâce à la diminution de la pollution de l’air et des nuisances sonores liées au trafic routier (inclus accidents).

Elle permet de réduire immédiatement les dépenses de transport des travailleur·ses, ce qui est un point important pour les précaires, chômeur·euses et travailleur·euses à faibles revenus, personnes dépendantes des minima sociaux comme le RSA ou l’Allocation Adulte Handicapé.

La gratuité doit se faire en concertation avec les usager·es en fonction des besoins collectifs et en tenant compte des impératifs environnementaux, le but étant d’offrir des alternatives à l’usage de la voiture individuelle partout, y compris à la campagne, dans les zones urbaines et péri-urbaines, les quartiers défavorisés et enclavés…

La gratuité des transports en commun : une mesure écologique et sociale essentielle !

La gratuité peut être financée par les autorités nationales, régionales ou locales par le biais de la fiscalité et par les employeurs par le biais du versement mobilité qu’il faut étendre et renforcer. Il y a de quoi assurer ce financement, en prenant sur les profits indécents que se font les capitalistes sur le dos des travailleur·euses. En soutenant directement la SNCF et la RATP, l’embauche de personnel (pour rétablir les fréquences), les transports doux (marche à pied, trottinettes, vélo…) et en rappelant à IDF Mobilités et L’État leurs obligations pour l’intérêt général !

En IDF, Valérie Pécresse menace de faire passer à 100 euros/mois le Pass Navigo. Les usagers ne doivent pas accepter de payer une telle somme pour un service aussi dégradé ! Aujourd’hui avec le surcoût de l’énergie, le désengagement de l’État, la hausse du montant du forfait Navigo est un non-sens en pleine crise climatique ! Soutenir les transports collectifs, c’est investir dans le ferroviaire et encourager le vélo en sécurisant et aménageant le territoire.

La Région doit au contraire promouvoir et rendre accessibles les solutions non carbonées. La gratuité est un levier essentiel à la recherche de solutions de mobilité pour l’intérêt général et pour la lutte climatique !

Soutien aux grévistes de Keolis-Meyer

Keolis-Meyer est une des compagnies qui couvre le réseau de bus de l’Essonne.

En 2022, ses salarié·es n’ont obtenu que 1,8 % d’augmentations de salaires, une misère quand on sait que les prix à la consommation ont augmenté de 5,8 % sur un an !

Le 29 septembre 2022, profitant d’un mouvement de grève national interprofessionnel pour des augmentations de salaires, la section SUD SOLIDAIRES du site de Montlhéry (91) démarre aussi une grève en demandant une revalorisation de 6%, leur salaire reste parmi les plus bas de la profession.

Le 13 octobre, l’intersyndicale (FO, UNSA, CFTC) appelle aussi à la grève, et celle-ci prend de l’ampleur. Le réseau est interrompu sur de nombreuses lignes et nos camarades estiment qu’environ 200 chauffeurs sur 280 sont aujourd’hui en grève.

La direction du site tente de jouer la division en négociant avec les syndicats séparément. De plus, elle propose de commencer les négociations NAO de 2023 en n’annonçant que 3% d’augmentation à partir de janvier 2023. Alors que la demande des grévistes est de renégocier les augmentations pour 2022, et certainement pas à un taux aussi bas !

Enfin, la direction décide le 20 octobre au soir de fermer le site de Montlhéry jusqu’à nouvel ordre et en fait porter la responsabilité aux grévistes, alors même que c’est elle qui est responsable de la situation en refusant de payer dignement les salarié·es.

La direction du site doit ouvrir des négociations avec l’ensemble des organisations syndicales, et proposer de véritables augmentations de salaires !

Nous apportons notre soutien plein et entier aux grévistes de Keolis-Meyer à Montlhéry.

Pour les soutenir, vous pouvez :

9-11 septembre 2022 – Solidaires à la fête de l’humanité

Le programme des débats au stand Solidaires

Ils seront retransmis en direct sur la chaîne YouTube de l’Union : www.youtube.com/c/UnionsyndicaleSolidaires

Vendredi 9 septembre


19h-21h Concert Reprise rock de Foby



Samedi 10 septembre


10h-11h / Situation des services de santé en France : pourquoi une telle dégradation et une telle précarité, quelles solutions de court terme ?

Avec Franck Banizette secrétaire du syndicat, Sud Santé Sociaux 91, Laurence Gauthier du collectif de défense des hôpitaux Nord-Essonne, Sandra Douailler du collectif de défense de l’hôpital de Dourdan, Anissa Amini, secrétaire générale adjointe de la fédération Sud Santé Sociaux.


11h30-12h30 / Salaires, retraites : quelles perspectives, comment gagner ?

Avec : Philippe Martinez secrétaire générale de la CGT, Benoît Teste secrétaire général de la FSU, Murielle Guilbert et Simon Duteil, co-délégué.es généraux de l’Union syndicale Solidaires.



14h-15h00 / Quel rôle des syndicats dans les luttes féministes (au travail, pour la défense de l’avortement, contre les violences sexistes et sexuelles)

Avec: Murielle Guilbert du secrétariat national et de la commission femmes de Solidaires, Sophie Binet de la CGT, Ana Azaria de Femmes Egalité

15h30-16h30 / Agir syndicalement contre les LGBTIphobie : visibiliser les discriminations, construire des outils et des luttes syndicales

Avec : Julie Ferrua du secrétariat national et de la commission genre et sexualité de Solidaires, Lucile Jomat et Nicolas Lamartine de SOS homophobie, Alexandra Meynard de la CGT et Fleury Drieude de la FSU


17h-18h / Sans papiers en lutte : comprendre et soutenir la grève engagée depuis fin 2021 à DPD, Chronopost et RSI

Avec : Aboubacar Dembele, Dioum Elhadji & Mahamadou Toure délégués des 3 piquets, Giorgio de SUD Poste 91, Eddy Talbot de la fédération SUD PTT

18h30-19h30 / Face à l’urgence écologique, agir avec les salarié.es pour changer les système de production et de consommation

Avec : Didier Aubé du secrétariat national et de la commission écologie de Solidaires, Alban Mosnier d’Attac et du collectif du 91 de PJC l’alliance écologique et sociale, Loïc du collectif Zaclay / Contre la ligne 18

20h-21h / Comment le syndicalisme étudiant s’inscrit-il dans des luttes globales et unitaires ?

Avec: un.e membre de Solidaires Etudiant-e-s Syndicat de Lutte (SESL), une membre de la FSE, un.e membre de la CGT-CELA


Dimanche 11 septembre

11h30-12h30 / Quel syndicalisme dans le secteur de la logistique ?

Avec Elie Lambert du secrétariat national et de la commission syndicalisation/développement, Joseph Mukoko élu SUD au CSE d’Amazon Brétigny et Amazon France, Joscelin Guttermann de SUD Rail PSE travailleur dans le fret.


14h-15h / Services publics notre bien commun : les défendre, en créer de nouveau !

Avec : Gaëlle Martinez déléguée générale de Solidaires Fonction publique, un.e camarade de SUD Education, Anne Guyot Welke secrétaire générale de Solidaires Finances publiques, Jean- Marc Devauchelle secrétaire générale de la fédération SUD Santé Sociaux



15h30-16h30 / Invasion de la Russie en Ukraine : quelles solidarités internationales, quelles conséquences économiques et sociales sur nos vies ?

Avec : Cybèle David du secrétariat national membre du groupe de travail Ukraine, un camarade de Sud industrie sur l’économie de guerre, Ophélie Vildey du secrétariat national et membre de la commission économie



17h-18h15 / L’extrême-droite, ennemie des travailleuses et des travailleurs : la combattre partout, tout le temps.

Avec : Aude Grémy (commission antifasciste de Solidaires), une représentante de VISA, un représentant de La Horde, un.e représentant.e de la coordination unitaire antifasciste

Programme débats

Rejoignez un syndicat de Solidaires 91

Et participez collectivement à transformer la société !

Les attaques contre les salarié·es sont des menaces qui pèsent sur notre quotidien :
salaires, retraites, dégradation de nos conditions de travail… STOP, organisons-nous !
Défendez vos droits et ceux des travailleuses et des travailleurs en vous syndiquant et
en luttant ! Composante du mouvement social, l’Union Syndicale Solidaires 91 coopère
avec les organisations de jeunesse, de chômeur·euses, précaires, paysan·nes, mal
logé·es, sans-papiers…

Pour nous, le syndicat a deux objectifs : défendre les intérêts immédiats des salarié·es
d’une part, et transformer en profondeur la société d’autre part, pour mettre fin à
toutes les dominations, oppressions et hiérarchies. Nous luttons donc contre le
capitalisme, le racisme, le patriarcat, le validisme, et pour plus de démocratie dans le
syndicat, sur nos lieux de travail, d’études et dans toute la société. Nous participons aux
luttes féministes, antiracistes, contre les LGBTIphobies, contre les lois liberticides,
contre l’extrême droite et ses idées.

Il faut répondre à l’urgence climatique et préserver notre environnement en
débarrassant la planète des effets destructeurs du capitalisme. Nous participons aux
luttes écologistes, et portons des revendications concrètes sur nos lieux de travail. Nous
faisons partie du réseau Plus Jamais Ça 91 : https://attacn91.fr/plus-jamais-ca-91/ qui réunit organisations syndicales et associatives.

Nous nous inscrivons dans une démarche internationaliste et sommes solidaires de
tous les peuples luttant pour leur émancipation.
Nous luttons pour défendre les services publics existants (éducation, santé, recherche)
et pour en (re)conquérir de nouveaux : énergie, transports, eau, poste,
télécommunications, logement !

Soutenez un syndicalisme de lutte, de classe et autogestionnaire,
pour préserver nos acquis sociaux et en gagner de nouveaux !

La riposte sociale commence le 1er mai

Réélu grâce au vote barrage contre l’extrême droite, Emmanuel Macron nous promet une guerre sociale sans précédent dans les années à venir. Un régime politique encore plus centralisé avec le possible retour du septennat et une accélération des procédures parlementaires. Une casse de notre système social avec la retraite à 65 ans et la suppression de différents régimes spéciaux, le conditionnement du RSA à une activité, la poursuite de la réforme de l’assurance chômage. Enfin la continuité des politiques sécuritaires et racistes avec par exemple le durcissement de l’accès au titre de séjour.
Face à ces atteintes, il faudra un mouvement social fort, et cela passe par le 1er mai qui devra être un temps fort de la mobilisation pour les salaires, les pensions, la protection sociale, les emplois, les services publics, l’engagement de la rupture écologique, la paix.
Bien que battu, le Rassemblement National était, pour la première fois, en mesure de l’emporter.

Marine Le Pen a obtenu 41,46% (soit 13 millions) des voix en France, et 34,57 % en Essonne. Au delà de l’extrême droite institutionnelle, le nombre d’agressions par des groupes fascistes ne cesse d’augmenter, souvent dans la plus grande impunité. Ce doit être pour le mouvement syndical un signal d’alarme fort, et un des enjeux des cinq années à venir sera de lutter contre l’extrême droite et ses idées dans la rue et les lieux de travail et d’études. Ce 1er mai doit aussi être l’occasion de rappeler que l’extrême droite est notre ennemie mortelle et que le fascisme tue !

Les organisations syndicales CGT 91, FSU 91, et Solidaires 91 appellent les salarié·es, retraité·es, privé·es d’emploi, et étudiant·es d’Essonne à faire de ce 1er mai une première étape dans la construction d’un mouvement social fort et unitaire pour le quinquennat à venir, et à rejoindre la manifestation régionale parisienne qui démarrera Place de la République à Paris à 14h30.

5 avril 2022 – Continuons à faire entendre la voix des AESH pour gagner !

Depuis un an, les mobilisations des AESH ont été des succès incontestables, démontrant que la colère s’amplifie. Ces journées d’action, largement relayées dans les médias, rassemblent des cortèges imposants partout en France : la mobilisation ne faiblit pas.
Les AESH aspirent à exercer leur métier dans des conditions dignes mais le ministre reste sourd à leurs revendications. Elles et ils contribuent pleinement par leur professionnalisme à la réussite de la scolarisation des élèves en situation de handicap. Pourtant, le ministère poursuit son attitude méprisante en leur imposant :

  • la précarité, un salaire insuffisant et des temps incomplets qui les contraignent au cumul d’emploi ;
  • les PIAL qui dégradent leurs conditions de travail. C’est une politique du chiffre au détriment de la santé mentale et physique qui aboutit à de nombreuses démissions ;
  • la perte de sens de leur métier, notamment par le saupoudrage de l’accompagnement des élèves.
  • le manque de reconnaissance par l’institution.

La journée de lutte pour les droits des femmes le 8 mars a été l’occasion de rappeler que 92% des AESH sont des femmes. La précarité, qui leur est imposée, contribue aux inégalités salariales dans l’Éducation nationale et à leur dépendance financière. Le sort qui leur est réservé s’inscrit dans une politique inacceptable de précarisation des personnels de la Fonction publique. L’obtention d’un statut pour les AESH serait une victoire pour l’ensemble des personnels du service public d’éducation.
Leurs revendications sont plus que jamais légitimes. L’intersyndicale nationale FSU, CGT, SUD-Solidaires, SNALC et SNCL appelle les AESH à une nouvelle journée d’action le mardi 5 avril et à se mobiliser massivement par la grève et la manifestation pour :

  • augmenter les rémunérations de toutes et tous les AESH sur toute leur carrière,
  • leur garantir la possibilité de travailler à temps complet pour vivre dignement de leur travail ;
  • abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens ;
  • créer un véritable statut de la Fonction publique, de catégorie B, pour reconnaître le métier d’AESH ;
  • donner l’accès à des formations qualifiantes à la hauteur des missions ;
  • recruter les AESH qui manquent pour permettre à tous et toutes les élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement correspondant pleinement à leurs besoins.


C’est pourquoi l’intersyndicale appelle à poursuivre ce mouvement avec l’ensemble des personnels pour obtenir la satisfaction des revendications des AESH. Elle appelle à faire du mardi 5 avril une grande journée nationale de grève et de mobilisation dans les départements et académies.

En Essonne, l’intersyndicale FSU, CGT, SUD et la FCPE appellent à se rassembler à Évry, place des terrasses de l’Agora à 10h, puis à rejoindre la manifestation parisienne de l’après-midi.

Les assemblées générales doivent être l’occasion de débattre pour renforcer la mobilisation dans l’action commune la plus large possible et construire, à l’instar des AESH du 94 en grève illimitée contre le PIAL,le rapport de force nécessaire qui permettra de gagner sur les revendications.