15 juin 2025 – Manifestation contre les Centres de Rétention Administrative (CRA)

Rdv dimanche 15 juin à 15h à la gare de Palaiseau-Villebon.

Profitant du climat actuel de fascisation de la société, tout en l’alimentant, le gouvernement
a annoncé la création de nombreux nouveaux Centre de Rétention Administrative (CRA)
partout en France: à Dijon, Oissel, Nantes, Goussainville, Nice, Dunkerque, Mayotte, etc…
Une grosse opération qui vise un doublement des places en CRA d’ici 2027 (3 000, contre
près de 1 500 en 2017).


Le gouvernement veut également augmenter la durée de rétention (passant de 90 à 180
voire 210 jours) comme chaque gouvernement le fait depuis des décennies. Chacun
apporte ses nouvelles mesures plus inhumaines et violentes pour alimenter les fantasmes
xénophobes : il faudrait se « défendre » face à l’immigration et le mythe de « l’appel d’air ».
Les instrumentalisations de faits divers impliquant des personnes ayant reçu une OQTF
ont permis à l’extrême droite de faire progresser ses idées racistes, assimilant l’étranger à
un danger.


Cette pression xénophobe permet à l’Etat de poursuivre sa politique de tri des étrangers où
il faudrait justifier d’un danger mortel pour avoir le droit de vivre où l’on veut. Les CRA incarnent toute la violence du racisme d’Etat, ils sont les rouages de la chasse
aux sans papiers que l’Etat a mise en place pour exploiter ces hommes et ces femmes
privées de droit. Ils sont la conséquence d’une vision raciste, issue de siècles de
colonisation, qui permet aux privilégiés du Nord de circuler sur la planète librement quand
d’autres doivent le faire au péril de leur vie.


L’UE paye les pays à ses portes pour traquer, emprisonner et renvoyer les personnes
migrantes. Elle est responsable des morts en Méditerranée, dans le désert et de toutes les
violations des droits humains comme le retour de l’esclavage en Libye. Le 12 mai, le Sénat a également voté pour retirer aux associations présentes en CRA (Cimade – France Terre d’Asile …) leur mission de conseil juridique. Ces missions seront désormais confiées à l’Ofii, organisme sous tutelle du ministère de l’intérieur. Autant dire que le respect des droits des personnes retenues pourra être entravé sans plus aucun droit de regard.


Face à cette montée de la déshumanisation des personnes sans-papiers, il est urgent de riposter.

Pour l’égalité des droits, abolition des CRA et liberté de circulation pour toutes et tous!

Rendez vous le dimanche 15 juin à 15h à la gare de Palaiseau-Villebon pour une manifestation unitaire jusqu’au CRA de Palaiseau.

Communiqué de presse sur le maintien de l’ordre à Massy lors du rassemblement du 27 janvier devant le siège de Carrefour

Samedi 27 janvier, notre organisation syndicale tenait, avec une quinzaine d’autres organisations syndicales, associatives et politiques, un rassemblement devant le siège de Carrefour dans la ville de Massy. L’objet de ce rassemblement était de dénoncer la complicité du groupe avec Israël.

Ce jour-là, nous avons été surpris·es et choqué·es de découvrir l’ampleur du dispositif policier mis en place. Notre rassemblement, déclaré deux semaines en amont à la préfecture, annonçait 200 manifestant·es, et nous avons probablement été aux alentours de 250 participant·es.

Pour encadrer ce rassemblement, les services de police avaient cru bon de :

  • Fermer totalement six rues, aux véhicules et aux piétons, imposant parfois plus de 15 minutes de détours pour rejoindre le rassemblement ;
  • Faire venir 4 fourgons et plus d’une cinquantaine de policier·es ;
  • Faire venir la police montée ;
  • Mettre en place des fouilles et des barrages filtrants dans certaines rues ;
  • Faire l’usage de drones pour identifier les manifestant·es.

Nous tenons à dire que ce dispositif était démesuré, et a très probablement découragé certain·es manifestant·es de venir jusqu’au lieu du rassemblement. Certain·es ne comprenaient d’ailleurs même pas s’il était bien autorisé. L’accès était par ailleurs rendu totalement impossible aux personnes à mobilité réduite.

D’autre part, la préfecture avait autorisé, selon notre demande, que le rassemblement se tienne en face du 93 avenue de Paris. Lorsque notre équipe syndicale est arrivée sur les lieux, avec une camionette dont nous avions fait mention dans la déclaration de rassemblement, les services de police les ont informé·es que le rassemblement ne pourrait pas se tenir au lieu prévu, mais qu’il se tiendrait 200 mètres plus loin, dans une rue difficilement accessible. Montrer le récépissé de la préfecture n’y a rien fait. Les agents de police en sont venus à menacer notre équipe d’embarquer notre camionette à la fourière.

Cette décision des services de police était contraire aux informations données par la préfecture, et représente à nos yeux une grave entrave au droit de manifester.

L’Union Syndicale Solidaires 91 dénonce ces méthodes dissuasives à l’encontre du droit inaliénable de manifester.

17 janvier 2024 – Soirée de soutien avec la Grèce

La MJC – CS Fernand Léger vous annonce une soirée de solidarité avec la Grèce
mercredi 17 Janvier à partir de 17h.

Adresse : 45 All. Aristide Briand, 91100 Corbeil-Essonnes

Programme

Fin d’après-midi : Conférence ludique UNE HISTOIRE DU NOIR
« Le noir a de tout temps fasciné l’humanité. Synthèse de toutes les couleurs ou, à
l’inverse, absence de couleur, son ambivalence trouble les sens et la pensée. Que
disent la philosophie, la littérature, la politique, la science ou encore les différentes
mythologies de cette obscure présence au monde ? Quels sont les mystères qui s’y
rapportent ? Et si le noir était le plus court chemin vers la lumière ?
Yannis Youlountas nous raconte cette histoire.

Soirée : projection-débat du film NOUS N’AVONS PAS PEUR DES RUINES en présence
du réalisateur Yannis Youlountas


Résumé :
Grèce, 2019 à 2023. Mitsotakis remplace Tsipras au pouvoir en Grèce et promet d’en
finir avec Exarcheia, un quartier rebelle et solidaire d’Athènes. Mais la résistance
s’organise et des renforts arrivent d’autres villes d’Europe. Le cri de ralliement devient
No Pasaran ! Au fil des années, d’autres luttes s’étendent du nord au sud de la Grèce
pour défendre la terre, la mer et la vie : en Crète, en Thessalie, en Épire… Même sur
l’île de Paros dans les Cyclades, la population manifeste sur les plages devenues
payantes et réussit à ce qu’elles redeviennent un bien commun, pour le bonheur de
tous.
Quand tout semble s’effondrer, à Athènes comme ailleurs, une même réponse se fait
entendre : « nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans
nos cœurs. »

Un buffet participatif est organisé à l’issue de la projection : apportez ce que
vous voulez ou pouvez partager.
Une collecte solidaire est également organisée afin de venir en aide aux
collectifs en lutte en Grèce.

8 juillet 2023 – Notre pays est en deuil et en colère

Notre pays est en deuil et en colère. Le meurtre de Nahel tué par un policier à bout portant à Nanterre, a mis à nu les effets de décennies de politiques publiques discriminatoires et sécuritaires ciblant notamment les quartiers populaires et la jeunesse qui y grandit et particulièrement les personnes racisées et précarisées. L’escalade des violences est une impasse et doit cesser. La conception essentiellement répressive de la police, et l’évolution législative de 2017 sur l’usage des armes de service, aggravent ce que la population vit et subit que ce soit en termes de discriminations et de pratiques racistes.

Les tensions entre population et police viennent de loin et s’inscrivent dans une histoire marquée d’injustices, de préjugés, de violences, de discriminations, de sexisme… et d’un racisme systémique qui traverse l’ensemble de la société et qui n’est toujours pas éradiqué.

Les habitant·es des quartiers concernés et notamment les femmes pallient bien souvent seul·es les carences en termes de services publics. C’est bien la régression de ceux-ci, l’école, les lieux de partage et de culture, sportifs, la poste, les administrations etc. et le recul du soutien de l’État au tissu associatif qui ont largement contribué à marginaliser ces quartiers et des territoires entiers bien au-delà, particulièrement dans les Outre-mer.

L’abandon de ces populations de quartier est aggravé par le contexte économique d’appauvrissement, d’inflation, de hausse des loyers, des prix l’énergie et la réforme de l’assurance chômage. Les inégalités sociales touchent particulièrement les enfants et les mères isolées. C’est ce que montrent les révoltes qui ont secoué les quartiers populaires depuis quelques jours en réaction à la tragédie de Nanterre.

En plus de décennies de dérives d’une politique du maintien de l’ordre, de lois sécuritaires (loi sécurité globale, loi séparatisme…) et de mesures d’exception, nous assistons depuis quelques jours à des pressions du gouvernement pour mettre en place une justice expéditive. Le prononcé de mises en détention préventives systématiques avec des peines de plus en plus lourdes n’est pas acceptable !

L’urgence n’est pas celle de la répression qui ne fera que renforcer l’extrême-droite et fera reculer une fois de plus les droits et libertés.

L’apaisement durable n’est possible que si le gouvernement prend les mesures nécessaires pour répondre à l’urgence de la situation et aux exigences des populations concernées.

L’ONU a critiqué à plusieurs reprises les politiques sécuritaires et les problèmes institutionnels de racisme en France, en particulier dans les forces de l’ordre.

Ce sont les discriminations qui sont un poison toxique qui décrédibilise l’idée même d’égalité et sème le désespoir.

L’extrême droite en fait son lit pour diviser toujours davantage la société. Nous dénonçons l’appel à la guerre civile contre les quartiers populaires et la qualification des personnes qui en sont issues de « nuisibles » par des syndicats de policiers.

Nous condamnons la constitution d’une cagnotte de soutien au policier qui a tué Nahel à l’initiative d’un membre de l’extrême droite et l’absence de toute action du gouvernement, mettant ainsi de l’huile sur le feu.

Tout est à repenser et construire. Il faut partir de bases nouvelles, créer des espaces de discussions larges et tirer les leçons des erreurs des politiques publiques depuis des décennies, en respectant les histoires, parcours, cultures et singularités dont se nourrit notre aspiration collective à l’égalité. Il est plus que temps d’écouter et de prendre en compte les demandes des habitant·es des quartiers populaires et en particulier sa jeunesse !

La situation nécessite que le gouvernement prenne ses responsabilités et apporte des réponses immédiates pour sortir de l’affrontement :

– abrogation de la loi de 2017 sur l’assouplissement des règles en matière d’usage des armes à feu par les forces de l’ordre ;

– une réforme en profondeur de la police, de ses techniques d’intervention et de son armement ;

– le remplacement de l’IGPN par un organisme indépendant de la hiérarchie policière et du pouvoir politique ;

– la création d’un service dédié aux discriminations touchant la jeunesse au sein de l’autorité administrative présidée par le Défenseur des droits et le renforcement des moyens de lutte contre le racisme, y compris dans la police.

Rien ne peut cependant se faire sans un autre partage des richesses, sans lutter contre les inégalités sociales. Rien ne peut se faire sans la lutte contre la pauvreté et la précarité, aggravées par le dérèglement climatique, la hausse des loyers et des charges, et sans le renforcement des services publics et de l’éducation populaire. C’est à ces chantiers que le gouvernement devrait s’attaquer au lieu de mener des politiques publiques régressives qui font le lit de l’extrême droite.

Nos organisations syndicales, associations, collectifs, comités et partis politiques sont mobilisés pour le maintien des libertés publiques et individuelles.

Nous appelons à une marche citoyenne Samedi 8 juillet 10h à Évry-Courcouronnes Croisement Rue des Mazières / Terrasses de l’Agora