Depuis le 15 novembre 2021, plus de 70 salariés sans titre de séjour travaillant pour DPD au Coudray-Montceaux ou pour d’autres établissements de filiales de la Poste se sont mis en grève.
Le PDG de La Poste se félicite régulièrement des profits réalisés dans le secteur du colis, liés à la croissance du e-commerce. Mais, entre les clicks et les livraisons, il y a une réalité humaine et sociale dont le service communication de La Poste ne parle jamais : l’exploitation des travailleuses et des travailleurs du colis. Celle des salarié·e·s de La Poste, fonctionnaires et CDI, dont les conditions de travail ne cessent de se dégrader depuis des années. Et il y a celle, encore plus féroce, des CDD, intérimaires, sous-traitants. Les plus exploités, les plus précaires sont les travailleurs sans-papiers.
Ces travailleurs en grève dénoncent la maltraitance à leur égard, organisée par la Poste à travers la cascade de sous-traitance : La POSTE → DPD → Derichebourg → Derichebourg Interim et Mission Interim.
Ils dénoncent :
– les erreurs systématiques sur leurs feuilles de paye,
– les heures et les semaines non payées,
– les conditions de travail inhumaines (15 minutes pour le déchargement d’un camion),
– l’absence de délai de prévenance lors des modifications d’horaires,
– la désinvolture totale à leur égard concernant les horaires, qui consiste à les mettre en pause plusieurs heures ou à les libérer à minuit et demi en pleine campagne, sans transports en commun. Ils exigent le respect et veulent pouvoir se défendre dans le cadre de la réglementation du travail.
Ils demandent l’internalisation de la sous-traitance, la suppression de l’intérim et la délivrance des documents que doit fournir leur employeur pour permettre leur régularisation.
Avec eux, nous demandons aux préfectures la régularisation sur simple preuve de travail.
Dernièrement, l’inspection du Travail a organisé une réunion entre les grévistes, les syndicats qui les soutiennent d’une part et les responsables de DPD et de Derichebourg. Derichebourg après avoir convenu de délivrer les attestations de concordance et un certain nombre de cerfas fait depuis des difficultés. Ses dirigeants prétendent maintenant ne reconnaître personne.
Du côté de la préfecture d’Évry, ce n’est pas mieux. Le 21 décembre dernier, nous avions manifesté entre le bureau de poste d’Évry et le bâtiment de la préfecture. Ce jour-là nous avions été reçus par le directeur de cabinet-adjoint du préfet. Il nous avait interrogé, écouté attentivement puis nous avait assuré qu’après le retour de vacances du préfet, la préfecture reviendrait vers nous. Nous attendons toujours.
Nous appelons à une nouvelle manifestation entre la Poste d’Evry et la Préfecture. Rassemblons-nous nombreux ce
mardi 25 janvier à 11h30,
Place des Terrasses de l’Agora 91000 Évry-Courcouronnes
