17 octobre 2024 – Projection du film : par la fenêtre ou par la porte

Projection au Cinémassy le 17 octobre à 20h, suivi d’une discussion avec des militants syndicaux.

L’affaire France Telecom – Orange, racontée pour la première fois par celles et ceux qui ont mené le combat.

Le 30 septembre 2022, la condamnation des dirigeants de France Télécom/Orange pour « harcèlement moral institutionnel » a été confirmée en Cour d’appel. C’est sans doute le procès le plus emblématique en France de ce qu’il est convenu aujourd’hui d’appeler « la souffrance au travail ». Une affaire hors norme qui a mobilisé un travail judiciaire colossal. Un procès qui fera date et auquel, déjà, se réfèrent d’autres affaires similaires à la SNCF, au Crédit lyonnais, à la Poste, etc. Car ce qui s’est passé à France Télécom entre 2005 et 2010 n’est pas une exception honteuse dans l’univers des grandes entreprises du CAC 40, mais le résultat de restructurations internes dictées par la seule logique financière et, pour accélérer ces changements, d’un néo-management toxique et autoritaire.

Ce film est l’histoire du combat inédit des organisations syndicales, dont Sud-PTT a été le principal acteur, contre une direction d’entreprise animée « quoi qu’il en coûte » par la seule performance économique et financière. Ce qu’il en a coûté, ce sont 39 victimes recensées par le Parquet : 8 qui ont subi une dépression ou ont été mises en arrêt de travail, 12 qui ont tenté de se suicider et 19 qui se sont donné la mort. Puis tous les invisibles, ceux et celles qui ont été cassés ou ont plié, qui n’ont pas pu ou pas voulu aller en justice ; ceux qui sont partis « par la fenêtre ou par la porte », qui ont tenté une échappée laissant derrière eux une part de leur histoire, de leur métier, de leur fierté professionnelle.

Décider d’aller en justice n’a pas été simple. Il a fallu vaincre des résistances, y compris au sein des syndicats eux-mêmes, plus habitués à manifester ou faire grève qu’à investir une salle de tribunal. Ces questionnements, les témoignages de professionnels du droit, de la médecine du travail, de sociologues ou psychologues, d’écrivains ou réalisateurs… viennent éclairer tout au long du film cette question de la souffrance au travail dont le procès France Télécom a été le révélateur le plus saisissant.

Au-delà de la simple dénonciation des dérives du management post-moderne, il nous a paru important de questionner le travail lui-même, sa finalité, son sens, les conditions dans lesquelles il se réalise, les nouveaux leviers dont l’action syndicale peut s’emparer. Car enfin, jamais les questionnements sur le travail (« intensification » et « ubérisation » du travail, démissions en chaîne, refus des « bullshit jobs », réorientations…) n’ont été aussi nombreux qu’aujourd’hui. Si notre film se veut la mémoire de « l’affaire France Télécom », il doit aussi servir à mettre le travail en débat.

16 octobre 2024 – Face au silence de la préfecture, agissons !

MERCREDI 16 OCTOBRE 14h30 MOBILISATION

à Evry rue des Mazières, en face de la Préfecture
– Pas de réponse aux demandes de 1er titre de séjour
– Depuis juillet, accès à la Préfecture exclusivement en numérique
– Ruptures de droits répétées

APPEL À TOUS LES ÉTRANGERS ET CEUX QUI LES ACCOMPAGNENT
Que fait la préfecture ?
Depuis mi-juillet, l’accès physique à la préfecture d’Evry n’est plus possible sans rendez-vous. Pour avoir un rendez-vous, il faut remplir un formulaire sur internet pour aller au point d’accès numérique…mis en place pour apporter une aide aux personnes n’ayant pas accès au numérique ! Quelle contradiction !
L’administration persiste dans le tout numérique alors même que l’avis du Conseil d’Etat ne va pas dans ce sens. Nous demandons l’ouverture de guichets avec de vraies gens.
Les 1ères demandes de titre de séjour AES (VPF ou travail) attendent depuis bientôt 3 ans. Pourtant en janvier la préfecture a demandé de déposer tous les dossiers en ligne, « pour aller plus vite ». Beaucoup ont fait ce travail énorme et compliqué mais à début octobre, rien n’avance.
Plus de 10 000 dossiers en attente sont au point mort ! Des personnes sont sous récépissé depuis 3 ans. Là non plus rien n’avance.
Les demandes de plein droit, déposées sous ANEF, pour un premier titre ou un renouvellement, attendent plusieurs mois, pour certaines depuis 1 an. Ruptures de droits et prolongations d’instruction. Rien n’avance.

AES : Admission Exceptionnelle au Séjour
VPF : Vie Privée et Familiale
ANEF : Administration Numérique des Etrangers en France

13 au 15 septembre 2024 – Solidaires à la fête de l’humanité

Vendredi 13 septembre

18h-19h30 [Débat] Lutter pour nos services publics contre la désespérance sociale

  • Gaëlle Martinez (déléguée générale Solidaires Fonction publique)
  • Antoine Chuzeville (SNJ)
  • Pascal Frémont (SUD PTT)
  • François Ringoot (SUD Santé-Sociaux)
  • Julien Troccaz (SUD Rail)
  • Maud Valegeas (SUD éducation)

20h30 [Concert] Turi Cantero

  • @arthurmeauro (Techno Makina)

22h00 [Concert] Alx

  • @nova.stepa (Techno/EBM)

Samedi 14 septembre

11h00-12h30 [Débat] Gagner le congé hormonal : un pas vers l’égalité au travail ?

  • Annabel Brochier, psychologue du travail et ergonome
  • Myriam Lebkiri, secrétaire confédérale CGT responsable des questions femme-mixité
  • Une responsable des questions égalité au sein de la FSU
  • Violette Mussat, secrétaire de Solidaires Paris, membre de la commission femmes de Solidaires national
  • Julie Ferrua, co-déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires

14h30-16h [Débat] Rentrée sociale : se mobiliser pour tout changer !

  • Thomas Vacheron, secrétaire confédéral CGT
  • Benoît Teste, Secrétaire général de la FSU
  • Agathe Bonnard, Secrétaire fédérale de Solidaires étudiant-es
  • Karel Talali, Secrétaire général de l’Union étudiante
  • Jean François Julliard, directeur général de Greenpeace
  • Murielle Guilbert et Julie Ferrua co-déléguées générales de l’Union syndicale Solidaires

17h00-18h30 [Débat] Après le succès du RN dans les urnes, comment faire reculer l’extrême droite ?

  • Thomas Lemahieu, Grand reporter à l’Humanité
  • Violaine Girard, Maîtresse de conférences en sociologie
  • Aurélien Boudon, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires

20h30 [Concert] Costa

  • @costa.blf (Rap)

21h30 [Concert] La Giu

  • @lagiu.off (Rap)

22h30 [Concert] Just MC

  • @mariescharles (Groovy, trance, techno)

Dimanche 15 septembre

11h-12h30 [Débat] Syndicats et mouvement social : quel rapport au NFP ?

  • Aurélie Trouvé, députée LFI-NFP
  • Marine Tondelier, Secrétaire nationale EELV-Les Verts
  • Maxime Quijoux, sociologue
  • Un·e représentant·e du Npa
  • Murielle Guilbert, co-déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires

14h [Concert] MyMytchell

  • @mymytchell (Guitare-voix poétique et politique)

15h-16h30 [Débat] Contre l’offensive transphobe : quelle perspective après le mouvement Riposte-Trans

  • Agathe Bonnard, secrétaire fédérale de Solidaires étudiant-es
  • Julie Ferrua, co-deleguée générale de l’Union syndicale Solidaires 
  • Alice Vaude, secrétaire nationale de l’OST
  • Louise Pujol, membre du bureau de Fransgenre
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6 septembre 2024 – Manifestation contre le génocide à Gaza

Manifestation au départ de la place des droits de l’homme, Évry, à 18h30.

Palestine : En finir avec l’impunité d’Israël !
11 mois que la population palestinienne de Gaza subit les attaques d’une violence inouïe de
l’armée israélienne. Les bombardements se poursuivent et n’épargnent, ni les écoles où la
population s’est réfugiée, ni les zones déclarées comme sûres, ni les infrastructures vitales,
soumettant les Gazaouis à des déplacements incessants.


Plus de 40.000 morts, dont une majorité de femmes et d’enfants, 15.000 disparus, 100.000
blessés pour une population de 2,3 millions d’habitants. Famine, risques d’épidémie, dont la polio, à Gaza.


Les Etats occidentaux, Etats-Unis en tête, enchaînent les déclarations de façade en faveur d’un cessez-le-feu mais ne proposent aucune sanction pour l’imposer et continuent à livrer des armes à Israël.


En Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, la population est de plus en plus soumise aux attaques et au harcèlement de l’armée et des colons, elle vit dans un quasi-état de siège. Le gouvernement israélien exploite la guerre à Gaza pour intensifier ses politiques d’expansion des colonies, de démolition de maisons, d’isolement de Jérusalem. L’armée israélienne a lancé le 28 août une offensive de très grande ampleur contre les camps de réfugiés du Nord de la Cisjordanie, en déclarant une «guerre totale» : 670 tués en Cisjordanie occupée depuis le 7 Octobre.


En Israël, les destructions de villages bédouins s’intensifient, et les Palestiniens sont soumis à une très forte répression et à un racisme omniprésent.
Les arrestations et détentions arbitraires se multiplient partout en Palestine, les conditions de détention des prisonniers et prisonnières palestiniens sont désastreuses, la torture s’est
généralisée.


Depuis près de 7 mois la Cour Internationale de Justice a pointé le caractère « plausible» du
génocide en cours à Gaza et a réaffirmé le 19 juillet l’illégalité de l’occupation du territoire
palestinien et de sa colonisation, et l’obligation d’’Israël d’y mettre fin le plus rapidement possible.


Rappelons enfin que le procureur de la Cour Pénale Internationale a demandé des mandats
d’arrêt à l’encontre des dirigeants israéliens B. Nétanyahou et Y. Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.


Devant le déni d’humanité que constitue la situation actuelle, nous appelons à renforcer notre mobilisation, et interpellons les autorités politiques de notre pays pour qu’elles agissent enfin pour en finir avec l’impunité d’Israël :

  • Cessez-le-feu immédiat et pérenne à Gaza et ouverture sans restriction de tous les
    points de passage à l’aide humanitaire ;
  • Embargo sur toutes les livraisons d’armes, de munitions et de composants militaires à
    destination d’Israël ;
  • Suspension de l’accord d’association Union européenne – Israël ;
  • Reconnaissance par la France de l’Etat de Palestine ;
  • Rappel du droit au retour des réfugiés palestiniens et du droit du peuple palestinien à
    l’autodétermination.
    Mobilisons-nous en soutien au peuple palestinien !

29 juin 2024, Massy : Contre les extrême droites, prenons la place, prenons la parole

Les organisations civiles alertent depuis des années sur l’avancée des extrêmes droites.

Des politiques qui tournent le dos au social, abandon des industries et des services publics, passage en force contre les mobilisations, absence de perspectives de progrès et banalisation du racisme qui constituent le terreau sur lequel les extrêmes droites prospèrent. Nous vivons une période pleine de dangers. À travers le monde, l’extrême droite se développe et gagne du terrain.
La multiplication des expulsions, d’attaques contre les lieux de cultes, les menaces de mort, emprisonnements et agressions à l’encontre de militants politiques et syndicalistes, les agressions racistes, islamophobes, xénophobes, antisémites sexistes et lgbtqiphobes ne sont que la suite logique de la bascule idéologique vers le fascisme.
Nous l’avons vue à l’œuvre dans l’histoire et aujourd’hui en Italie ou en Argentine par exemple. Précarité, destruction, injustice et haine sont les résultats de leurs politiques.

Nous affirmons qu’on ne peut combattre le fascisme sans affronter le colonialisme. La situation ne prête guère à l’optimisme. En Palestine, d’abord, où le soutien inconditionnel apporté à Israël par les puissances occidentales rend la situation catastrophique : génocide, apartheid, fascisation toujours plus poussée de la société israélienne.
En Kanaky aussi il est urgent de dénoncer la responsabilité première de la politique coloniale française, des colons sur place, de s’opposer à la menace qui plane sur les indépendantistes. Occupation militaire, spoliation des terres, racisme et massacres ont jalonné ces 171 années d’occupation. Aujourd’hui des groupes paramilitaires suprémacistes blanc (soutenu par la France) parcours les routes de Kanaky pour semé la terreur.
Nous dénonçons la stratégie de répression menée et réitérons notre soutien à la lutte d’émancipation du peuple Kanak

C’est aujourd’hui en France que la République et la démocratie sont en danger.

Il faut répondre à l’urgence sociale et entendre les aspirations, notamment :

  • Augmenter les salaires et les pensions ;
  • Revenir sur une retraite à 60 ans (au lieu de 64 actuellement)
  • Revenir sur la réforme de l’assurance chômage ;
  • Défendre nos services publics, en garantir l’accès et la gratuité à toutes et tous sans condition de nationalité. Notre école, notre recherche, notre système de santé, de prise en charge de la dépendance, notre système de justice ont besoin d’investissements massifs ;
  • Investir dans plus de logements sociaux et acter la fin de leurs marchandisation;
  • Une meilleure gestion publique des biens communs (foncier, eau, énergie,…)
  • Restaurer la démocratie sociale à tous les niveaux, entreprise, branche, territoire et
    interprofessionnel ;
  • Mettre en place des mesures de justice fiscale et notamment taxer les super profits, dividendes et rachats d’actions ;
  • Instaurer enfin l’égalité salariale et éradiquer les violences sexistes et sexuelles ;
  • Instaurer le droit à la régularisation pour tous les travailleur·euses étranger·es sur la base d’un certificat de travail;
  • Relocaliser et transformer notre industrie pour répondre aux besoins sociaux en environnementaux en la protégeant du dumping social, fiscal et environnemental
  • Créer de nouveaux droits pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs d’anticiper les transformations environnementales et de sécuriser leur emploi ;

Samedi 29 juin à 10h Place de France, Massy

25 juin 2024 – Projection : Par la fenêtre ou par la porte

Après Corbeil, Étampes, c’est le tour de Juvisy/Orge d’accueillir une projection de « Par la fenêtre ou par la porte » de JP Bloc.

25 juin à 20H Cinéma Varda :

https://www.lesbordsdescenes.fr/cinema/par-la-fenetre-ou-par-la-porte/

👉 Ce film est l’histoire du combat inédit des organisations syndicales, dont Sud-PTT a été le principal acteur, contre une direction d’entreprise animée « quoi qu’il en coûte » par la seule performance économique et financière. Ce qu’il en a coûté, ce sont 39 victimes recensées par le Parquet. Par la fenêtre ou par la porte se veut la mémoire de « l’affaire France Télécom » ; il doit aussi servir à mettre le travail en débat. 

14 juin 2024 – Conférence débat Palestine avec Rony Brauman

S’informer et échanger sur la situation que vit le peuple palestinien
Une conférence débat avec RONY BRAUMAN

Maison des syndicats, 12 place des terrasses de l’Agora, Évry-Courcouronnes, 20h

Rony Brauman est né à Jérusalem, il est médecin, ancien président de Médecins sans Frontières. Il enseigne au Humanitarian and Conflict Response Institute (HCRI) et est chroniqueur à Alternatives Économiques. Auteur de nombreux ouvrages dont « Guerre humanitaires ? Mensonges et Intox » (Textuel, 2018).

Depuis plus d’un siècle les grandes puissances occidentales entretiennent une domination sur le Proche Orient et après le vote à l’ONU du plan de partage de la Palestine, les dirigeants de l’Etat d’Israël mènent, dès 1948, une politique coloniale à l’encontre des droits fondamentaux du peuple palestinien. D’occupation en expulsions, de construction du mur en checkpoints, d’emprisonnements dans des conditions indignes, la politique d’apartheid s’exerce depuis des dizaines d’années dans l’impunité internationale quasi-totale.

Depuis 2007, la bande de Gaza subit un blocus inhumain, des agressions meurtrières de l’armée israélienne et les habitants y sont emprisonnés sans espoir d’en sortir ; les conditions d’une « explosion » étaient réunies et elle s’est produite le 7 octobre dernier.

Nous n’avons pas été surpris de sa survenue mais de sa violence et nous avons condamné les actes criminels commis par le Hamas.

Après le 7 octobre, aucune des grandes puissances occidentales ne s’est élevée contre les bombardements indiscriminés tuant la population civile dont 70% de femmes et d’enfants, les destructions des habitations, des hôpitaux, des écoles et universités, du patrimoine historique, l’utilisation de la famine comme armes de guerre, l’exil forcé des 2/3 de la population…

La Cisjordanie est soumise à un bouclage par l’armée d’occupation qui soutient les exactions des colons surarmés ; les Palestiniens sont emprisonnés et torturés par milliers.
Toute cette tragédie, que la CIJ a qualifié de risque sérieux de génocide, se déroule sous nos yeux depuis 7 mois !


Pourquoi la plupart des gouvernements occidentaux, les EU en tête, par leur inaction, se rendent-ils complices de cette guerre coloniale d’Israël contre les Palestiniens ? Cette attitude met-elle en danger le droit international et les instances chargées de l’appliquer ?

Pourquoi les médias dominants en France diffusent-ils la propagande de l’Etat et de l’armée israélienne ou passent sous silence l’actualité catastrophique vécue en Palestine ?

Pourquoi les militants pour la cause palestinienne sont-ils convoqués devant les tribunaux ?

Que se passe t’il aujourd’hui dans la société israélienne ?

La mobilisation de la société civile dans le monde en faveur de la Palestine va-t-elle être prise en compte ?

Peut-on entrevoir des issues diplomatiques et politiques au sortir de la guerre ?

Et bien d’autres questions sur ce conflit dont nous pourrons débattre ensemble !

La rencontre se terminera par un pot convivial.