Vendredi 24 mai à 8 heures
devant la Sous-Préfecture
à l’initiative du collectif Exilés 91
Depuis plusieurs années maintenant, obtenir un premier titre de séjour de droit et même
renouveler son titre de séjour, est devenu un véritable parcours du combattant dans toutes les préfectures d’Île-de-France, et tout particulièrement à Palaiseau.
Sur tout étranger, même régularisé depuis plusieurs années, pèse une épée de Damoclès :
perdre tous ses droits au moment du renouvellement, et même parfois voir son titre de séjour non renouvelé.
Le recours obligatoire à l’ANEF, quand elle n’est pas bloquée par des bugs informatiques, ne
donne plus lieu à la délivrance d’un récépissé, mais à une attestation de prolongation
d’instruction (API), dont l’obtention est au bon vouloir de la Sous-Préfecture. De plus,
l’instruction des dossiers a une durée aléatoire, pendant laquelle l’usager est souvent «matraqué» par des demandes de compléments de dossiers, pas toujours justifiées.
Le Point d’Accueil Numérique (PAN), mis en place pour pallier les difficultés de la
dématérialisation, est un lieu de souffrance, pour les usagers mais aussi pour le personnel. Dès minuit, les usagers patientent sur le trottoir, sous les intempéries, et sans pouvoir quitter un instant leur rang dans la queue. Nombre d’entre eux viennent pour obtenir cette fameuse API … en vain. D’où de dramatiques ruptures de droits, pour les résidents, pour les personnes ayant un titre de séjour Vie Privée et Familiale, pour les travailleurs et pour les étudiants .
Ainsi, les usagers perdent tout : travail, logement, études, allocations, …, alors qu’ils étaient
régularisés depuis longtemps et parfaitement intégrés.
Nous exigeons que la Sous-Préfecture change son fonctionnement pour qu’il
n’existe plus aucune rupture de droits, que les dossiers soient instruits rapidement et justement, et que l’accueil au PAN ne se fasse plus dans les conditions actuelles.